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  • Le nouveau terminal de l’aéroport Marrakech-Menara : Un grand projet pour promouvoir davantage la première destination touristique du Royaume
    Le nouveau terminal de l’aéroport Marrakech-Menara : Un grand projet pour promouvoir davantage la première destination touristique du Royaume

    Le nouveau terminal de l’aéroport Marrakech-Menara, inauguré mercredi 21 décembre par SM le Roi Mohammed VI, constitue un grand projet qui va promouvoir davantage la première destination touristique du Royaume et permettre à cet aéroport de rivaliser avec les plus belles installations aéroportuaires internationales.

    Seconde porte d’entrée aérienne du Maroc, l’aéroport de Marrakech-Menara disposera, à la faveur de ce nouveau terminal et de ses modernes équipements et infrastructures, de la capacité et de la qualité de service pour répondre à la progression du trafic aérien et de l’affluence des touristes et des passagers.

    Le nouveau terminal répond ainsi à la volonté de l’Office national des aéroports (ONDA) de rendre cet aéroport un véritable atout pour renforcer l’attractivité de la ville ocre.

    Il s’agit d’un véritable changement de dimension pour cet aéroport dont le nouveau terminal est bâti sur une superficie de 57 000 m2, supérieure à celle du terminal actuel, portant ainsi la superficie globale à 97 000 m2 pour permettre le traitement d’un trafic annuel de 9 millions de passagers. Le nouveau terminal constitue en effet un véritable lieu de vie grâce à une approche qui répond aux nouvelles attentes et aux nouveaux modes de consommation des passagers et une orientation facile des voyageurs dans des espaces généreux, dotés des équipements les plus modernes et innovants.

    Il est également doté d’espaces extérieurs aménagés: une esplanade piétonne avec des espaces verts et des palmiers, une allée avec 3 fontaines, un parking voitures de proximité de 1550 places et une aire de dépose minute. La capacité du parking avions a été étendue pour accueillir 12 avions moyen-courrier supplémentaires.

    Modernité, qualité de service, grands espaces et esthétisme sont les maîtres-mots de ce nouveau terminal conçu pour générer un sentiment de confort et de bien-être qui contribue à un haut niveau de satisfaction et à une expérience positive pour les voyageurs.

    Cette structure offre une zone de commerces, des boutiques duty free et d’autres boutiques diverses de toutes tailles, un food court avec des restaurants à thèmes variés et des salons privatifs, permettant d’offrir confort, espace de travail ou services complémentaires aux voyageurs VIP. L’équipement du terminal a bénéficié d’une attention particulière à la faveur d’une lisibilité et d’une clarté pour une orientation intuitive pour ce qui est des matériaux utilisés (bois noble, zellij beldi, …), outre une facilitation à travers des espaces organisés pour éviter l’encombrement, la pollution visuelle et sonore, les désordres, à travers des équipements pour fluidifier le cheminement du passager (portes automatiques, escaliers mécaniques, ascenseurs, …) et une signalétique visible avec des pictogrammes conformes aux standards internationaux en la matière pour permettre une gestion rationnelle des files d’attente et diminuer le stress du voyageur. Pour ce qui est du hall public, il consiste en un espace de 5.000 m2 environ dont l’entrée a été équipée d’une grande coupole géodésique de 45 m de diamètre et de 30 m de hauteur, une des plus grande d’Afrique. Sa structure métallique autoportante est constituée de verre triangulaire.

    Le nouveau terminal est une réalisation conforme à une démarche respectueuse de l’environnement, dans une logique visionnaire et avant-gardiste. Cette démarche ambitieuse de transition énergétique vise à diminuer la consommation énergétique des aéroports et réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

    Dans le même sillage, l’aéroport a fait l’objet d’une étude thermique qui a préconisé des améliorations permettant d’assurer le confort thermique sur toute l’année tout en réduisant de 35% la consommation électrique en chauffage et en climatisation.

    La double peau des façades permet de tempérer sans isoler et de filtrer sans bloquer. Dans l’architecture bioclimatique, il s’agit d’un espace tampon qui régule la température intérieure des espaces avec l’objectif d’économiser l’énergie, éviter les surchauffes d’été et limiter le recours à la climatisation. En matière d’éclairage, le nouveau terminal a été équipé de systèmes LEDS, pour la réduction de l’énergie électrique.

    Dans le cadre du développement durable, une installation pour récupérations des eaux de pluie pour arrosage a été prévue, avec la mise en place d’un dispositif de collecteur d’eau sur la descente de chéneaux permettant d’acheminer l’eau vers des cuves enterrées, pour stocker une quantité d’eau non négligeable.

    Ce projet dispose également d’un système sécurité incendie dans la zone traitement bagages au sous-sol, avec des extincteurs disposés conformément aux normes en vigueur. Le nouveau terminal vise à accompagner la croissance significative du trafic aérien à l’aéroport Marrakech-Menara, dont le nombre de passagers ayant transité par cet aéroport est passé de 3,2 millions en 2012 à 3,9 millions en 2015, ce qui est supérieur à sa capacité réelle (3 millions de passagers).

    En novembre 2016, l’aéroport Marrakech-Menara a accueilli 352.434 passagers, représentant une évolution notable de l’ordre de 14,20%. Le trafic aérien avec l’Europe représente (89,92%), le trafic domestique (8,11%) et le trafic aérien avec le Moyen Orient (1,22%).

    Written on Mardi, 27 Décembre 2016 11:04 in Investissement Read 987 times
  • Pour une Métropole Atlantique
    Pour une Métropole Atlantique

    Le corridor littoral atlantique, une destination touristique à part entière… qui mérite mieux.

    De Kénitra, au nord, à Al Jadida, au sud, le corridor urbain qui s'étend le long du littoral nord atlantique forme une région à part entière, un axe urbain de 250 km de long où se succèdent villes, espaces industriels, ports, espaces agricoles, équipements balnéaires, périphéries résidentielles… la réalité de cette région ne fait point de doute pour les géographes (lire l'excellent « Maroc, régions, pays, territoires » de Mohamed Berriane). Dotée de deux aéroports internationaux, dont celui de Nouaceur, qui fait figure de hub international, elle concentre les fonctions politiques, économiques et culturelles du Royaume.

    D'un point de vue touristique, nous pouvons prolonger cette région encore davantage vers l'intérieur, pour englober Settat, Benslimane ou Rommani et former ainsi un ensemble complémentaire où stations balnéaires côtoient arrières-pays forestiers et où de nouvelles villes dynamiques côtoient des médinas chargés d'histoire. Bref une destination touristique à part entière.

    Avec sa ville impériale de Rabat, capitale du royaume, avec sa jumelle andalouse de Salé, avec Casablanca, qui reste une marque prestigieuse à l'international mais aussi avec El Jadida et Mazagan ou encore avec Azzemour ; cette région « Métropole » ne manque pas d'atouts : potentialités écologiques, monuments historiques, forte exposition à l'international… et pourtant…

    Force est de constater qu'en dépit des efforts (dispersés) des uns et des autres, cet ensemble, qui naguère (à l'époque du protectorat) attirait les touristes du monde entier, ne fait plus recette ; si Casablanca et Rabat vivent sur la « rente » du tourisme d'affaires, il n'en est pas de même, loin s'en faut pour les autres villes du littoral, qui dépérissent années après années. Ainsi, le potentiel balnéaire reste sous-exploité ; pourtant, de Mahdya, aux environs de Kénitra, à Sidi Bouzid, aux environs d'Al Jadida, en passant par Skhrirat et Dar Bouazza, les plages ne manquent pas. De même, s'il existe un véritable potentiel golfique, avec bientôt 6 golfs (qui plus est, Casablanca et Rabat font figure de « réservoir » des golfeurs marocain), il n'est pas mis en valeur ; à l'exception du Dar Es Salam, à Rabat, ces parcours sont les grands oubliés de la promotion institutionnelle golfique, manquant de soutien et ne portant pas de compétitions dignes de ce nom.

    Absence de promotion, désintérêt des opérateurs, cet état de fait ne se limite pas à ces produits. Le potentiel de Benslimane, poumon vert de la région, avec ses réserves de chasse et sa richesse écologique, reste totalement méconnu sauf de quelques initiés.

    La Sochatour, qui pourtant faisait figure de pionnière dans les années 70 et 80 en organisant des véritables circuits de chasse et de pêche à partir de Benslimane, se contente aujourd'hui de gérer les affaires courantes, le Dr Kamal, son directeur général, ayant disparut de la circulation (justement à ce propos, où est-il passé ?).

    Autre orphelin des efforts de promotion, le tourisme culturel, complètement laissé de côté ; Entre la Médina d'Azzemour, laissée aux oubliettes, et la Kasbah de Mehdya, qui aura bientôt disparue si on la laisse en l'état, le moins que l'on puisse dire c'est que les monuments historiques de la région ne passionnent pas les autorités. Ainsi le marabout de Sidi Abderhamane, le « Mont Saint Michel » casablancais, est laissé aux ravages du temps quand les autres saints patrons de Casablanca, Sidi Allal Al Kairouani, en pleine médina ou encore Sidi Belyout à proximité du port, sont totalement ignorés voir oubliés, y compris par les habitants eux-mêmes.

    Or comment promouvoir une destination quand on ne la connaît même pas ? Comment vendre un produit que l'on ne met pas en valeur ? Une colonne et trois brins d'herbes, dans la plupart des pays du monde (à commencer par l'Europe) cela suffit à faire un monument historique ; au Maroc, même une médina chargée d'histoire ne provoque pas la moindre réaction chez les autorités touristiques… A qui incombe la faute de cet état de déliquescence touristique ? pourquoi un tel potentiel de création de richesses est-il ignoré ? Absence de promotion, absence de volonté des opérateurs également ; les hôteliers se contentent de leur rente de situation ; l'offre hôtelière est désormais dépassée et les prestations sont loin de celles, déjà inégales, de Marrakech.

    Quant aux voyagistes ils se contentent de billetterie et de Haj ; l'absence de tour-operator qui puisse concevoir un produit à donner à la distribution fait qu'il n'existe pas, à proprement parler, d'une destination ; l'on est que de passage, pour affaires ou pour rejoindre Marrakech ou Agadir. Bref il n'existe aucune cohésion entre les différends acteurs ; les officiels jouent à l'autruche quand les hôteliers de Casablanca et de Rabat essayent de tirer chacun de leur côté. Les ministres qui se sont succédés depuis plus quarante ans n'ont jamais pensé à créer des destinations, des marques ; profanes du secteur ils se contentent à chaque fois d'aller là où se marche déjà, plus ou moins, et de s'occuper d'interpréter les statistiques… de là leur demander de réfléchir au renouveau de produit, ou pire encore, de prendre quelques risques… qui a parlé de révolution ?

    Written on Mardi, 27 Décembre 2016 11:03 in Destination Read 1073 times
  • "All Inclusive", une vraie catastrophe
    "All Inclusive", une vraie catastrophe

    Le changement observé dans le comportement du touriste consommateur est suffisamment néfaste, mais la situation est devenue beaucoup plus alarmante avec l'apparition de la formule "All Inclusive" qui s'est avérée une vraie catastrophe. Cette formule repose sur le principe de la consommation à volonté, étant entendu que tout est compris dans le forfait du séjour, ce qui réduit encore la possibilité de consommation en extra.

    Pour se retrouver dans ses comptes et limiter les dégâts, l'hôtelier qui pratique cette formule est logiquement amené à diminuer son effectif et à comprimer d'autres charges d'exploitation, sans oublier d'agir entre autres sur la qualité de la nourriture ; par voie de conséquence, le service est devenu parfois exécrable.

    Bien entendu, le client plus ou moins aisé qui cherche le bon service ne peut plus le trouver dans ces hôtels. La formule "All Inclusive" a été introduite au Maroc à la demande des T.O ; quelques hôteliers l'ont adoptée, et comme elle connut un succès indéniable en tant que produit innovant, d'autres confrères les ont suivis sur cette voie. Malheureusement, l'expansion de la formule s'est traduite par une véritable course vers la médiocrité, car il n'est pas aisé pour tous de pratiquer ce mode de service tout en veillant à une qualité de prestations bien coûteuse en personnel et en produits. On est tenté de dire que la formule "All Inclusive" porte en soi les germes de la mauvaise qualité, mais ce jugement doit être nuancé.

    Des hôteliers ont vu dans cette formule la possibilité de réaliser un gain en réduisant le personnel affecté au service des clients, grâce au self-service ; et du moment que la consommation est à volonté, l'hôtelier doit également rogner sur la qualité des prestations, et en particulier celle de la nourriture et des boissons qu'on limite aux moins chères. En agissant ainsi sur la qualité de la nourriture et en excluant les boissons alcoolisées de la consommation forfaitaire sauf la bierre, on détourne la formule "All Inclusive" qui signifiait à l'origine, lorsqu'elle a fait son apparition à l'étranger, le droit pour le client de consommer à volonté ce qu'il désire consommer, y compris les boissons alcoolisées de grande marque. Bien comprise, la formule est donc loin d'être condamnable, mais on s'est éloigné de son esprit original et on l'a drôlement retouchée pour exclure les produits "nobles" et vendre l'illusion de consommer à volonté, alors que la consommation porte sur des produits peu coûteux. Il est évident qu'en l'absence de garde-fou les dérapages en matière de service portent atteinte à l'image de marque de la destination toute entière ; souffrant déjà d'autres tares, notre tourisme n'avait nullement besoin de cette catastrophe qu'est la pratique du all inclusive dénaturé.

    L'administration du tourisme est-elle consciente du fait que la mauvaise qualité du service et le bradage des prix sont dus entre autres à cette formule telle que déformée ; en fait, il y a d'autres facteurs en cause comme le surendettement des hôteliers concernés, les difficultés engendrées par les tensions internationales et la concurrence acharnée des pays concurrents. Le dérapage de la formule en question ne fait qu'aggraver davantage une situation déjà alarmante, et ce phénomène s'est propagé à un moment critique comme pour "couronner" le tout. Pourtant, on est en droit de penser que, comme tout autre produit, la formule "All Inclusive" doit répondre à des normes qui préservent la qualité. Bien préoccupante aussi bien pour l'Administration du tourisme que pour la Profession, cette question d'actualité a longtemps animé les débats.

    Certains pensent qu'i faudrait imposer un prix plancher, mais nos engagements vis-à-vis de l'Organisation Mondiale du Commerce (O.M.C) semblent exclure toute mesure contraire à la liberté des prix. D'autres estiment que la solution réside dans l'idée d'un service minimum qui soit quantitativement et qualitativement satisfaisant, ce qui implique la nécessité de s'entendre sur le contenu de ce minimum. En équité, il faut reconnaître que le problème de la qualité des prestations n'est pas propre aux hôtels qui pratiquent la formule "All Inclusive" dénaturée ; il se retrouve également ailleurs à des degrés différents. Créer des nouvelles normes relatives au classement hôtelier devront permettre d'améliorer la situation, puisqu'elles définissent les conditions à respecter en fonction de la catégorie de classement de chaque établissement, qu'il pratique le all inclusive ou toute autre formule d'exploitation. On peut objecter que ces normes seront générales et s’adresseront aux hôtels offrant des prestations classiques, gérés selon les formules habituelles et pour lesquels on pourrait fixer les conditions d'exploitation, entre autres le nombre d'effectif par service. Or, la formule "All Inclusive" suppose normalement la compression du personnel. Ceci nous ramène à la nécessité de fixer le continu du service minimum tout en usant des normes pour exiger de tous, sans exception, des prestations de qualité, sous la menace de la rétrogradation et même de la fermeture de l'établissement. Malheureusement, le recours aux sanctions extrêmes est parfois le seul remède possible et l'unique moyen d'obtenir des résultats concluants. Quand il s'agit de sauver l'image de marque du tourisme marocain, on doit admettre que des mesures fassent mal à certains afin qu'elles servent d'exemple aux autres. A cet égard, le ministre du Tourisme, ne doit pas hésité à infliger des sanctions allant jusqu'à la fermeture de certains hôtels. En soutenant cette attitude, la Profession ne fait que remplir son devoir de défendre l'intérêt bien compris de ses adhérents, car leur activité et leur devenir dépendent de la bonne santé du secteur et de son image de marque. Le tourisme marocain est confronté à un défi d'avenir qui consiste à revoir de fond en comble la qualité des prestations, notamment au niveau de l'accueil, de la nourriture, de la manière de servir et de l'environnement humain et physique ; sinon la destination marocaine serait condamnée pour longtemps à la "35ème position".

    L'Europe en général continue à nous fournir des touristes en grand nombre, mais ce flux risque un jour de s'amoindrir considérablement et dans des proportions dramatiques si nous n'opérons pas les changements nécessaires. Le risque est réel de se voir un jour disparaître de la liste des destinations proposées par les T.O.

    Written on Mardi, 27 Décembre 2016 11:03 in Hôtellerie Read 964 times
  • Le Sofitel Rabat Jardin des Roses en fête
    Le Sofitel Rabat Jardin des Roses en fête

    Une ambiance féerique, des animations uniques, et une programmation à faire rêver, le tout pour des Magnifiques moments de fêtes en famille ou entre amis au Sofitel Rabat Jardin des Roses.

    Du 20 décembre 2016 au 1er Janvier 2017, tous nos univers s’illuminent et se parent d’étoiles pour faire vivre à nos hôtes et clients, une expérience inédite. Nos restaurants revisitent les traditionnels mets et plat de fêtes pour en faire des délices gastronomiques à ravir les palais. Petits et grands seront parmi nous pour célébrer Noël ou la Saint Sylvestre en toute complicité, à travers des Kids Club, des ateliers de pâtisseries, des show-cooking, pour faire de cette fin d’année, des moments inoubliables.

    Le So Lounge Rabat à son tour, promet une programmation artistique exceptionnelle : entre Jazz, Karaoké, Ladies’ Nights, ou des soirées spectacles en présence de DJ internationaux des danseuses et performeuse… une animation qui séduira les fans des grandes célébrations.

    Le Bien-être se fête également au So Spa Rabat à travers une carte spéciale pour le plaisir de votre corps et esprit. Entre amis, en famille ou même en couple, nos soins sont créés pour vous apporter détente et sérénité.

    Cette année, Noël sera unique au Sofitel Rabat Jardin des Roses. Sous le thème magique de « Il était une fois… », nos univers et espaces seront décorés de plumes et livres, référence aux contes de fées. Une thématique unique pour partager avec nos hôtes la magie des fêtes et faire de leurs passages parmi nous, une histoire unique à raconter.

    Written on Mardi, 27 Décembre 2016 11:01 in Hôtellerie Read 1197 times
  • La neige étend son manteau blanc sur Ifrane et ses alentours
    La neige étend son manteau blanc sur Ifrane et ses alentours

    La ville d’Ifrane (1650 m d’altitude) se retrouvait, le week-end dernier, à l’instar d’autres petites localités avoisinantes, revêtue d’un impressionnant manteau de neige

    couvrant soigneusement ses allées, ses cèdres et ses chalets aux toits de tuiles rouges.

    En dépit du froid, Ifrane commençait, dès les premières heures de la matinée, à accueillir des files interminables de visiteurs fuyant, le temps d’un week-end, le brouhaha des centres-villes et les préoccupations monotones de la vie citadine. La capitale du cèdre s’est longtemps forgée une renommée bien assise de destination hivernale par excellence, à la faveur notamment de ses curiosités saisissantes et de ses potentialités indéniables faites de biodiversité naturelle, d’un couvert végétal diversifié et de gîtes à caractère exceptionnel.

    Le centre d’estivage ou le relief vallonné d’Ifrane habituellement très fréquenté, est carrément pris d’assaut par les férus de la neige, les amateurs de luge, de randonnées ou de ski alpin, qui trouvent leur compte notamment dans la station de ski de Michlifen. Même si la station est équipée d’un télésiège pour atteindre le sommet des pentes, la majorité des visiteurs préfèrent la luge qui reste très prisée par les jeunes et moins jeunes. Selon les dirigeants de la station de Michlifen, le site est très prisé durant les week-ends et les périodes de vacances, les écoles profitant de l’occasion pour organiser des excursions au profit des élèves.

    La convention de partenariat, signée entre le club de ski d’Ifrane et la commission provinciale de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), préconise l’aménagement et la réfection du chalet refuge du Club situé à la Station de Ski et de Montagne du Michlifen. Des initiatives seront également concrétisées en collaboration avec plusieurs acteurs, dont le Conseil communal d’Ifrane, la protection civile, les services de la Santé et l’Association des loueurs du matériel de ski, pour assurer entre autres une bonne gestion de cette station.

    Outre ses lacs incontournables pour la pêche à la truite et au brochet, la province d’Ifrane propose aux visiteurs une zone pastorale dotée d’une station expérimentale pour l’étude des comportements des animaux.

    Réputée aussi par ses dayas, lacs et sources, ainsi que par la prépondérance des eaux souterraines, Ifrane fait valoir l’importance de son couvert forestier (42 pc), la richesse de la faune terrestre et aquatique (50 pc d’espèces de mammifères et 60 pc d’espèces d’oiseaux du Maroc), et la diversité de paysages et de sites naturels tout aussi beaux les uns que les autres. Ces potentialités et ces richesses naturelles ont amené les responsables de la région à créer un parc national s’étendant sur une superficie de 53.000 ha au coeur du Moyen-Atlas.

    Selon un des habitants d’Ifrane, bien que la province dispose d’atouts exceptionnels qui attirent autant les touristes nationaux qu’étrangers, des efforts doivent être déployés en matière de promotion de l’activité touristique et de renforcement des infrastructures d’accueil. Dans ce sens, autorités locales et société civile ont créé, il y a deux ans, une Fête de la Neige, qui devra souffler bientôt sa troisième bougie.

    Cette manifestation vise, selon ses initiateurs, à promouvoir l’activité touristique locale, le patrimoine culturel et artisanal de la région, ainsi que l’image de marque d’Ifrane, en tant que l’une des villes les plus propres au monde.

    Initiée par l’Association Tourtite pour la promotion des activités culturelles et la préservation du patrimoine des villes de montagnes en partenariat avec la province d’Ifrane, cette fête ambitionne de mettre en lumière les richesses faunistiques et floristiques de la région, inculquer aux enfants les bonnes pratiques de la préservation de l’environnement et d’organiser des caravanes médicales pour les populations enclavées du monde rural. Dans l’entre-temps, nombre de visiteurs se frottent déjà les mains à la vue des premiers flocons de neige de la saison, qui ont fait leur apparition en début de semaine à la faveur d’une vague glaciale.

    Si les quantités de neige sont restées le plus souvent modestes (entre 5 et 10 cm) au sein du périmètre urbain d’Ifrane, elles pourraient atteindre sur certains massifs Moyen-Atlas les 20 cm. Les équipes de viabilité hivernale relevant de la délégation régionale de l’Equipement et des transports d’Ifrane et les autorités locales ont élaboré un plan d’action pour engager des travaux de déneigement sur les axes prioritaires enneigés. Amateurs de neige, à vos patins, à vos luges ! 

    Written on Mardi, 27 Décembre 2016 11:00 in Ifrane et sa région Read 944 times

Items filtered by date: Février 2016

Délégations régionales du tourisme, késako ?

 

Inertie : si l'on devait choisir un mot pour qualifier l'action des délégations régionales du tourisme, l'heureux élu serait tout désigné. En place depuis plus de 50 ans maintenant, celles-ci, dépendantes du ministère du Tourisme et totalement autonomes vis-à-vis de l'ONMT, n'en finissent plus de susciter des interrogations quant au rôle qui leur est dévolu.

Outil de promotion ? de statistiques ? d'encadrement des investisseurs ? En réalité outil politique de décorum ministériel qui, à l'instar de leur tutelle, vivent leur propre vie végétative, en déconnexion totale des réalités économiques.

Alors que le secteur est fragilisé et n'arrive pas à avoir de visibilité sur le moyen terme peut-on encore se payer le luxe de faire vivre toute une armée mexicaine d'inutiles porte-serviettes ? La réforme de l'administration touristique, appelée des vœux de toute une profession, et davantage encore un sursaut de lucidité des intervenants est plus que jamais nécessaire. Coordination des actions entre les délégations et ONMT ; nomination d'un encadrement compétent et disposant du savoir-faire nécessaire à même de dynamiser leurs régions ; définition d'objectifs clairs pour les délégués avec publication systématique des résultats (et ce sans passer par le filtre déformant de la tutelle)... Les recettes pour rendre les délégations régionales du tourisme efficaces sont connues de tous ; la question est de savoir qui aura le courage de les mettre en place.


Published in Edito

Mais qui c’est celui-là ? Fès est victime des intrus

Voilà encore, on nous annonce un festival de la diplomatie culinaire. Alors que Fès a organisé à plusieurs reprises des manifestations gastronomiques, ses éditions ont eu des impacts et des retombées positives sur le tourisme. Les responsables du secteur prévoient prochainement une nouvelle édition –festival national de la cuisine marocaine groupant toutes les régions du Royaume. On se demande, que cherchent les organisateurs de ce fameux festival de la diplomatie culinaire ? Gagner un peu de sous ? Tout en apportant atteint à la renommée de notre patrimoine culinaire.

Les responsables du secteur doivent se mobiliser pour mettre hors d’état de nuire ces opportunistes.

 

La gastronomie atout principal du développement touristique et culinaire.

C’est maintenant que le secteur du tourisme a besoin de soutien et les professionnels doivent exprimer leur solidarité qui s’étend à la profession dans son ensemble hôtellerie-restaurations qui subissent, hélas, la désaffection de nombreux touristes étrangers. Inutile de nier que la morosité est le dégât collatéral recherché par les barbares. Rien n’est pire que la résignation et la torpeur à l’heure où le sursaut s’impose maintenons cette flamme de cette vieille capitale spirituelle d’un vieux pays, d’un vieux continent qui en a vu bien d’autres et en verra bien d’autres. C’est aussi dans l’acte sensoriel, dans la convivialité et la ferveur d’un repas que se manifeste l’âme marocaine. Une âme universelle à l’heure de partager les bienfaits d’un pays où la liberté l’égalité et la fraternité sont un art de vivre et de savourer.

Published in Festival

Campagne Hajj 1437/2016 : L'Office des changes fixe les plafonds des dotations à accorder aux agences de voyage

 

Ces dotations sont destinées exclusivement au règlement, au profit des prestataires saoudiens, des frais de séjour des pèlerins et de leurs accompagnateurs en Arabie Saoudite.

L'Office des changes a informé le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) des plafonds des dotations à accorder aux agences de voyage au titre de la campagne Hajj pour l'année 1437/2016. Ces plafonds sont fixés à 61.000 DH par pèlerin pour les agences de voyage commercialisant un produit premium, à 42.000 DH par pèlerin pour les agences aux produits standards, et à 29.000 DH par pèlerin pour les agences aux produits sociaux, précise l'Office des changes dans un document publié sur son site. Ces dotations sont destinées exclusivement au règlement, au profit des prestataires saoudiens, des frais de séjour des pèlerins et de leurs accompagnateurs en Arabie Saoudite, note le document.

Au cas où le montant des engagements en devises des agences au titre de ces frais de séjour serait supérieur aux dotations susvisées, la différence peut être comblée par débit des comptes en dirhams convertibles et/ou en devises des agences concernées, indique l'Office. Les agences de voyage pouvant bénéficier de ces dotations sont celles labélisées et autorisées par le ministère de Tourisme à organiser l'opération pèlerinage 1437/2016. Les banques intermédiaires agréées pourront délivrer directement aux pèlerins une dotation en devises d'un montant limite de 10.000 DH sur présentation du document ad hoc du ministère de l'Intérieur prouvant que la personne est retenue pour effectuer le Hajj. Cette dotation peut s'élever à 30.000 DH pour les personnes ayant obtenu un visa d'entrée en Arabie Saoudite sans intermédiation d'agence, ou ne voyageant pas sous l'égide du ministère des Habous et des affaires islamiques. A cet égard, l'Office des changes a rappelé que la dotation touristique et la dotation pour le pèlerinage sont cumulables.

Published in Balisage

Ouazzane Mobilisation autour du tourisme solidaire

 

Sous le thème «Tourisme solidaire, levier du

développement local», une rencontre organisée dans

la province de Ouazzane avec la participation

d’associations issues d’Algérie, de Tunisie, de France, d’Égypte et du Maroc.

 

La province de Ouazzane a organisé, récemment, en partenariat avec le Réseau euro-méditerranéen pour un tourisme responsable et solidaire en Méditerranée (AREMDT), des ateliers thématiques et une journée de réflexion, de partage d’expérience sur ce tourisme alternatif qui met au centre du voyage l’homme et la rencontre, et qui s’inscrit dans une logique de développement durable des territoires et de consolidation des relations culturelles entre les peuples. Cette rencontre, qui s’est tenue sur le thème «Tourisme solidaire, levier du développement local», s’est illustrée par son aspect pragmatique et volontariste. Elle a réuni des représentants d’associations d’Algérie, de Tunisie, de France, d’Égypte et du Maroc en présence des autorités provinciales et locales, de présidents de communes rurales, de responsables institutionnels, d’experts et de jeunes étudiants du Maroc et de France en vue de réfléchir aux moyens les plus appropriés visant à promouvoir un tourisme responsable. La qualité et le ton des interventions traduisent cette volonté d’intégrer le tourisme responsable dans le processus de développement territorial de la province de Ouazzane. Une région qui dispose de tous les atouts et potentialités d’un secteur économique prometteur. Dans une allocution prononcée au nom de Jamal Attari, gouverneur de la province de Ouazzane, le secrétaire général de cette jeune et dynamique province a souligné que le tourisme solidaire est devenu un véritable levier économique en faveur des populations rurales qui offre des opportunités considérables en matière d’auto-emploi. Abdelâali Rahmani, le délégué du ministère du Tourisme à Tétouan, a précisé que la province de Ouazzane occupait une place importante dans la stratégie touristique nationale «Vision 2020». Il a révélé, à cet égard, que près de 18 projets de tourisme solidaire ont été programmés par le département de tutelle au profit de la ville de Ouazzane et des régions environnantes. Il est à rappeler que cette journée de concertation a permis à l’assistance de s’enquérir des expériences et des projets de tourisme solidaire comme celle de «Territoires en vie» en région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA – France), de «L’oasis Chenini» et «Zemmour» (Tunisie), «Le projet Djebla» de Bejaia en Algérie et de «Ain Baida» à Brikcha, province de Ouazzane. Comme cela a été souligné par Noureddine Harrak, initiateur de cette rencontre et figure emblématique du tourisme solidaire, la province de Ouazzane constitue un exemple parfait de cette volonté inébranlable de l’ensemble des acteurs concernés d’intégrer le tourisme solidaire dans la dynamique économique locale. 

Published in Produit

Le Médina Essaouira Thalassa sea & spa MGallery a été sélectionné par TripAdvisor

Le Médina Essaouira Thalassa sea & spa MGallery a été sélectionné comme gagnant du Prix Travellers' ChoiceTM TripAdvisor 2016 dans la catégorie Hôtels.

Pour la 14e année, TripAdvisor met en vedette les meilleurs établissements au monde selon les millions d’avis et d’opinions recueillis en un an auprès de voyageurs des quatre coins de la planète. Les gagnants sont sélectionnés par catégorie : Meilleurs hôtels, Bonnes affaires, Chambres d'hôtes, Luxe, En amoureux, Service et Petits hôtels. Un service, une valeur et une qualité remarquables sont les critères déterminants pour gagner un Prix Travellers' Choice.

 

Le Médina Essaouira Thalassa

sea & spa MGallery Collection

Situé à quelques pas de la porte Bab Sbaa, l’une des 5 portes historiques de la célébre Médina d’Essaouira inscrite depuis 2001 au Patrimoine mondial de l’UNESCO, faisant face à l’océan Atlantique, le MGallery Le Médina Essaouira Thalassa sea & spa offre un Mémorable voyage signeé MGallery. Alliant authenticité et charme, cet hôtel 5 étoiles, inauguré en 2000, est aussi la référence bien-être de la ville grâce à l’expertise de la marque Thalassa sea & spa. Imprégné de l'histoire de la cité qui l'a vu naître, le Meédina Essaouira Thalassa sea & spa est un hôtel haut de gamme atypique proposant à ses convives une expérience unique. Avec son architecture singulière inspirée à la fois du Riad marocain et de l’ellipse maritime, l’hôtel allie avec une élégante harmonie les matières traditionnelles et l’artisanat local ; des murs de couleur rouge pourpre, colorant rouge vif découvert par les romains qui donna son nom aux îles Purpuraires faisant face à l’hôtel ; un patio central et une piscine extérieure, véritable cocon d’eau et de verdure à ciel ouvert rythment quant à eux la journée des hôtes.

Par ailleurs, 10 restaurants donnait bonne prestation enrichissant le produit de la destination a été classés par TripAdvisor.

 

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Deux musées Yves Saint Laurent ouvriront leurs portes en 2017

 

Deux établissements consacrés entièrement à l’œuvre du couturier Yves Saint Laurent ouvriront leurs portes à l’automne 2017, l’un à Paris et l’autre à Marrakech…

 

Bientôt deux musées ! Deux établissements consacrés entièrement à l’œuvre du couturier Yves Saint Laurent ouvriront leurs portes à l’automne 2017, l’un à Paris et l’autre à Marrakech, a annoncé la Fondation Pierre Bergé Yves Saint Laurent ce mercredi matin dans un communiqué.

 

Le musée Yves Saint Laurent Paris

Le musée parisien occupera la maison de couture historique du 5 avenue Marceau où Yves Saint Laurent a créé de 1974 à 2002, devenue en 2004 le siège de la Fondation Pierre Bergé Yves Saint Laurent. « C’est là qu’Yves Saint Laurent a créé toute son œuvre et bâti sa carrière ? », a commenté Pierre Bergé. La présentation dans le musée parisien sera sans cesse renouvelée, grâce à un fond sans équivalent dans le monde. Yves Saint Laurent a décidé d’archiver tout son travail, du croquis original aux prototypes qui ont défilé, en passant par les fiches de manutention et les cahiers de vendeuses, dès le lancement de sa maison de couture en 1961.

La fondation dispose ainsi d’une collection composée de 5.000 vêtements de haute couture, 15.000 accessoires et des dizaines de milliers de croquis, planches de collection, photographies, articles de presse et documents divers du couturier décédé en 2008.

Les anciens salons de haute couture ainsi que le studio de création d’Yves Saint Laurent seront intégrés dans le parcours, permettant au visiteur au cœur du processus de création de la maison de couture. La scénographe Nathalie Crinière et le décorateur Jacques Grange, ont repensé ses espaces d’exposition dont la superficie sera doublée et aménagé l’espace dans l’ambiance originelle de la maison de haute couture.

 

 

 

Le musée Yves Saint Laurent

à Marrakech

L’ouverture à Paris coïncidera avec celle d’un musée Yves Saint Laurent à Marrakech : « Lorsque Yves Saint Laurent découvrit Marrakech en 1966, ce fut un tel choc qu’il décida tout de suite d’y acheter une maison et d’y revenir régulièrement. Il est donc parfaitement naturel, cinquante ans après, d’y construire un musée consacré à son œuvre qui doit tant à ce pays », a rappelé Pierre Bergé. Le musée sera situé rue Yves-Saint-Laurent à proximité du Jardin Majorelle, acheté et sauvé par le couturier et Pierre Bergé en 1980, qui accueille désormais, avec son musée berbère, près de 700 000 visiteurs par an.

Le cabinet d’architectes français Studio KO a conçu pour l’occasion un nouveau bâtiment d’une surface totale de 4 000 m2, comprenant un espace d’exposition permanente, une salle d’exposition temporaire, un auditorium, une bibliothèque de recherche et un café-restaurant. La scénographie des collections permanentes a été confiée à Christophe Martin, à qui l’on doit déjà le Musée Berbère. De quoi mettre en valeur l’immense héritage de l’artiste.

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Taghazout, une station maudite ?

Celle qui devait être la station phare du plan Azur, Taghazout, n’a toujours pas fini

de jouer les arlésiennes.

Après les fiascos successifs des projets portés par Dallah Al Baraka et Colony Capital, deux promoteurs qui ont confondu les notions d’investissement et de spéculation, il aura fallu attendre les années 2000 pour qu’enfin un tour de table solide se constitue.

CDG, AKWA, SMI, FMDT ainsi que le groupe Alliances ont ainsi formé une plateforme d’investissement qui promettait un avenir radieux pour la station…. Mais suite au désengagement d’Alliances (les 20% qu’il détenait dans l’ASPST ont été récupérés par le CDG, cette dernière passant à 45% du capital, et le groupe AKWA, passant à 25% du capital) et devant les retards cumulés, les 620 hectares du projet ne comportant actuellement qu’un seul hôtel accompagné d’un golf encore en cours de réalisation, de nombreux professionnels commencent à s’interroger sur la date réelle de fin des travaux et craignent une répétition du scénario Saidia, avec une station incomplète et qui doit essayer de vendre des hôtels situés à deux pas de chantiers de construction…

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Tourisme : Regagner les Marchés Perdus

C’est là les conclusions à tirer d’une certaine politique touristique qui a conduit à la contraction des flux touristiques vers le Royaume, surtout au départ de pays traditionnellement émetteurs comme ceux de l’Europe et qui accusent un décalage de plus en plus patent avec le discours obstinément optimiste coupe des réalités. C’est dire qu’il y a beaucoup à faire. Et, pour l’heure, trois axes de travail nous paraissent devoir être retenus pour mettre en œuvre une nouvelle politique du tourisme.

• Premier axe : une évaluation

conséquente du produit Maroc.

Les atouts du Royaume sont connus : proximité géographique de l’Europe, qualité de l’infrastructure, richesse des traditions, variété des reliefs, hospitalité des nationaux... Mais tout cela a-t-il été valorisé de la manière la plus optimale ? Ne s’est-on pas borné depuis des années à « gérer » ce produit sans beaucoup de créativité ni d’imagination alors que nous pouvions fort bien élargir la gamme de notre produit touristique et mettre l’accent par exemple sur la dimension culturelle, architecturale du Royaume. A la limite, un produit aussi porteur que le Maroc s’est trouvé progressivement déclassé par rapport à de nouvelles destinations dans la région méditerranéenne à telle enseigne qu’il a commencé à accuser son âge.

• Deuxième axe : la nécessite d’une nouvelle politique de promotion et de commercialisation.

Depuis des lustres, notre promotion commerciale fléchissait, paraissant plus guidée par une méthodologie bureaucratique que par l’agressivité et la pugnacité qu’impose le monde moderne. Les cibles commerciales n’étaient guère bien identifiées ; les segments potentiels de clientèles à sensibiliser n’étaient pas davantage cernés ; les particularités des marchés émetteurs n’étaient pas non plus affinées ; bref, on continuait à reconduire des plans de promotion sans tellement se soucier ni de leur pertinence ni de leur cohérence. Pareille démarche n’a de chance de donner des résultats significatifs que si elle s’accompagne évidemment de la mise sur pied des structures les plus opératoires et des hommes les plus performants. Un immense travail de réévaluation est à faire au-dedans et au dehors.

Au-dedans, en se penchant sur les instruments d’intervention pour qu’ils retrouvent efficacité et continuité. Qu’il s’agisse de l’ONMT, des délégations régionales ou d’autres structures, il y a assurément un sérieux audit à faire pour identifier les carences et les insuffisances, pour les corriger ensuite et, enfin, pour confier des responsabilités aux hommes à la hauteur des tâches actuelles. Au dehors, de gros efforts doivent être également déployés : si certains délégués ne manquent pas de qualité, il en est beaucoup aussi qui ne peuvent sérieusement justifier d’un apport d’activités satisfaisant. De plus, il manque à l’administration centrale, une structure de suivi du travail de ces délégués qui sont livrés à eux-mêmes et qui ne sont pas tenus par des objectifs à réaliser.

• Ce troisième axe vient compléter les deux autres : il a pour nom la concertation.

Le ministère du Tourisme n’a pas d’hôtels à gérer en nom propre, ni d’intérêts particuliers a défendre ; il est un instrument du gouvernement au service de la politique touristique nationale. Il est là pour aider les professionnels et non pas pour les ignorer- quand il ne leur met pas franchement des bâtons dans les roues.

C’est avec tous les professionnels qu’une politique de dialogue doit être désormais menée car ce sont eux qui sont en contact avec les tour-opérateurs étrangers ; ce sont eux aussi qui sont à l’écoule des mutations qui s’opèrent dans le tourisme international ; ce sont eux, enfin, qui ont initie d’importants investissements hôteliers qui font la fierté et la qualité du produit Maroc. Cela ne veut pas dire pour autant que le ministère du Tourisme n’ait d’autre choix que d’appliquer leur loi ; mais cela implique qu’au-delà des approches catégorielles particulières puisse se dégager une vision commune du tourisme marocain, permettant à celui-ci de continuer à être l’un des vecteurs du développement économique national pour le plus grand profit de tous.

Bien entendu, l’amélioration de notre produit ne pourra se faire que s’il est assaini d’une manière conséquente. La qualité du service, la qualité de la formation laissent beaucoup à désirer dans de nombreux hôtels chez nous. Un contrôle constant doit être mené dans les différentes prestations (transports, hébergements, repas...) pour maintenir un niveau de qualité constant. De même, plus de rigueur devrait être apportée dans une gestion efficace, dans une politique de cadres et d’employés, sans oublier la surveillance des prix et leur adéquation au standing réel des hôtels pour éviter soit le dumping- qui pénalise à terme la qualité des prestations.

Soit la spéculation pure et simple sans commune mesure avec les prix offerts par des établissements de même catégorie.

Une bonne partie des hôteliers n’a pas fait, en effet, les efforts nécessaires pour mener une politique dynamique de promotion ; or c’est dans leur direction qu’un « retard » doit être rattrapé pour qu’ils se hissent au niveau des exigences d’une gestion moderne. Le succès de cette nouvelle politique qui doit être lancée sur des bases assainies et des structures remaniées sera probant si nous arrivons à terme à regagner les parts de marchés perdus. C’est à cela qu’il faut s’atteler dans les mois à venir si l’on ne veut pas que le produit Maroc soit le grand perdant, en Méditerranée, des mutations qui se font et s’accélèreront d’ici à l’an 2016.

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Les TO britanniques ferment la Tunisie jusqu'à fin octobre

Après Thomson, c’est au tour de Thomas Cook d’arrêter les ventes pour la saison été.

Les TO français restent présents, les conseils du MAE étant plus souples. Mais la demande se fait rare. Le voyagiste britannique Thomas Cook vient d’annoncer la fermeture de la Tunisie pour la saison estivale 2016, soit jusqu’au 31 octobre prochain. Cette décision pourra être révisée en tenant compte de l'évolution future des conseils aux voyageurs du Foreign & Commonwealth Office, qui déconseillent actuellement de se rendre en Tunisie sauf pour des raisons impératives, après les récents troubles sociaux qui ont secoué plusieurs villes du pays.

Le site du ministère des Affaires étrangères britannique rappelle que la menace terroriste reste élevée dans ce pays soumis par ailleurs à l’état d’urgence depuis le 24 novembre (et prolongé le 22 décembre dernier).

Les clients anglais de Thomas Cook qui avaient réservé sur la période en Tunisie se verront proposer des offres alternatives de séjour sur d’autres destinations.

Le changement sera gratuit, les voyageurs devant toutefois régler la différence éventuelle de tarif. Le concurrent Thomson, marque du groupe TUI, avait annoncé la semaine dernière une décision de retrait similaire de Tunisie. En France, le Quai d’Orsay appelle quant à lui à une "vigilance renforcée" sur la grande majorité du pays dont les zones touristiques.

Les filiales françaises des deux grands groupes touristiques sont ainsi sur une position moins radicale.

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Pour relancer son tourisme, le monde arabe compte sur les Chinois

Les pays arabes comptent sur les voyageurs chinois et sur l'expansion du tourisme interne pour redynamiser leur secteur touristique qui a souffert des attentats jihadistes, ont indiqué des ministres du Tourisme réunis à Madrid.

À peine remis de l'impact des révoltes du printemps arabe de 2011, les pays d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient ont vu leurs réservations chuter l'an dernier après les attaques terroristes qui ont frappé la Tunisie et l'Égypte, faisant fuir de nombreux vacanciers des plages et des sites historiques.

Le nombre de touristes chinois a cependant grimpé en flèche l'année dernière en Égypte, le gouvernement ayant autorisé les vols charter en provenance du géant asiatique, a relevé le ministre égyptien du Tourisme Hisham Zaazou. Grâce à cela, le nombre de touristes chinois en Égypte a plus que doublé, de 60 000 en 2014 à 135 000 en 2015, « au cours d'une année pendant laquelle nous avons beaucoup souffert », a-t-il souligné, lors d'une conférence en marge du Salon international du tourisme qui s'achevait dimanche à Madrid. En septembre, huit touristes mexicains avaient été tués par erreur par les forces de sécurité égyptiennes dans le vaste désert occidental. Le mois suivant, un avion russe s'était écrasé dans le désert du Sinai, peu après avoir décollé de Charm el-Cheikh, tuant les 224 passagers et membres d'équipage. L'organisation État islamique (EI) avait revendiqué cet attentat et des dizaines de milliers de touristes étrangers avaient dû patienter dans la station balnéaire, leurs vols retour ayant été annulés pour raisons de sécurité.

« Les touristes vont revenir »

L'Égypte a par ailleurs intensifié la promotion de son tourisme en Arabie saoudite et dans d'autres pays du golfe Persique, avec succès, et s'efforce aussi d'intensifier son « tourisme interne », a fait valoir Hisham Zaazou. Le pays compte sur « la mémoire courte » des voyageurs, qui étaient par exemple revenus en Égypte après le massacre de Louxor en 1997 (60 morts, surtout Suisses et Japonais). « Je crois que 2016 sera l'année du retour des touristes en Égypte et dans notre partie du monde », a conclu le ministre.

À l'instar de l'Égypte, le Maroc s'efforce de développer son tourisme interne pour compenser les fluctuations des arrivées d'étrangers, a déclaré le ministre marocain du Tourisme, Lahcen Haddad. Le marché domestique représente actuellement 33 % de l'activité touristique totale, contre 25 % en 2012. « Plus il y a tourisme interne, plus une destination devient solide et résiliente (...) car les gens voyagent dans leur propre pays quoi qu'il arrive », a-t-il fait valoir. « Cela a aussi incité un grand nombre d'investisseurs à rester au Maroc pour investir davantage », affirme le ministre marocain. « Nous avons été capables d'attirer plus d'investissements en dépit de la crise qui avait débuté à la mi-2014. Nous avons aussi constaté que davantage d'emplois étaient créés et davantage de chaînes hôtelières intéressées par le Maroc », tel le groupe suisse Mövenpick qui a ouvert, fin 2015, son troisième hôtel dans le pays, à Marrakech.

À l'exception d'une attaque contre des touristes en 2011 à Marrakech, le Maroc aura connu la tranquillité au cours de la dernière décennie. Mais le secteur a subi une baisse du nombre de visiteurs, l'an dernier, après l'attaque survenue dans la Tunisie voisine, à Sousse, où 38 personnes – essentiellement des vacanciers britanniques – ont été abattues en juin.

L'Organisation mondiale du tourisme des Nations unies prévoit que le nombre de touristes étrangers voyageant vers le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord va tripler jusqu'à atteindre 195 millions en 2030.

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