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  • Le nouveau terminal de l’aéroport Marrakech-Menara : Un grand projet pour promouvoir davantage la première destination touristique du Royaume
    Le nouveau terminal de l’aéroport Marrakech-Menara : Un grand projet pour promouvoir davantage la première destination touristique du Royaume

    Le nouveau terminal de l’aéroport Marrakech-Menara, inauguré mercredi 21 décembre par SM le Roi Mohammed VI, constitue un grand projet qui va promouvoir davantage la première destination touristique du Royaume et permettre à cet aéroport de rivaliser avec les plus belles installations aéroportuaires internationales.

    Seconde porte d’entrée aérienne du Maroc, l’aéroport de Marrakech-Menara disposera, à la faveur de ce nouveau terminal et de ses modernes équipements et infrastructures, de la capacité et de la qualité de service pour répondre à la progression du trafic aérien et de l’affluence des touristes et des passagers.

    Le nouveau terminal répond ainsi à la volonté de l’Office national des aéroports (ONDA) de rendre cet aéroport un véritable atout pour renforcer l’attractivité de la ville ocre.

    Il s’agit d’un véritable changement de dimension pour cet aéroport dont le nouveau terminal est bâti sur une superficie de 57 000 m2, supérieure à celle du terminal actuel, portant ainsi la superficie globale à 97 000 m2 pour permettre le traitement d’un trafic annuel de 9 millions de passagers. Le nouveau terminal constitue en effet un véritable lieu de vie grâce à une approche qui répond aux nouvelles attentes et aux nouveaux modes de consommation des passagers et une orientation facile des voyageurs dans des espaces généreux, dotés des équipements les plus modernes et innovants.

    Il est également doté d’espaces extérieurs aménagés: une esplanade piétonne avec des espaces verts et des palmiers, une allée avec 3 fontaines, un parking voitures de proximité de 1550 places et une aire de dépose minute. La capacité du parking avions a été étendue pour accueillir 12 avions moyen-courrier supplémentaires.

    Modernité, qualité de service, grands espaces et esthétisme sont les maîtres-mots de ce nouveau terminal conçu pour générer un sentiment de confort et de bien-être qui contribue à un haut niveau de satisfaction et à une expérience positive pour les voyageurs.

    Cette structure offre une zone de commerces, des boutiques duty free et d’autres boutiques diverses de toutes tailles, un food court avec des restaurants à thèmes variés et des salons privatifs, permettant d’offrir confort, espace de travail ou services complémentaires aux voyageurs VIP. L’équipement du terminal a bénéficié d’une attention particulière à la faveur d’une lisibilité et d’une clarté pour une orientation intuitive pour ce qui est des matériaux utilisés (bois noble, zellij beldi, …), outre une facilitation à travers des espaces organisés pour éviter l’encombrement, la pollution visuelle et sonore, les désordres, à travers des équipements pour fluidifier le cheminement du passager (portes automatiques, escaliers mécaniques, ascenseurs, …) et une signalétique visible avec des pictogrammes conformes aux standards internationaux en la matière pour permettre une gestion rationnelle des files d’attente et diminuer le stress du voyageur. Pour ce qui est du hall public, il consiste en un espace de 5.000 m2 environ dont l’entrée a été équipée d’une grande coupole géodésique de 45 m de diamètre et de 30 m de hauteur, une des plus grande d’Afrique. Sa structure métallique autoportante est constituée de verre triangulaire.

    Le nouveau terminal est une réalisation conforme à une démarche respectueuse de l’environnement, dans une logique visionnaire et avant-gardiste. Cette démarche ambitieuse de transition énergétique vise à diminuer la consommation énergétique des aéroports et réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

    Dans le même sillage, l’aéroport a fait l’objet d’une étude thermique qui a préconisé des améliorations permettant d’assurer le confort thermique sur toute l’année tout en réduisant de 35% la consommation électrique en chauffage et en climatisation.

    La double peau des façades permet de tempérer sans isoler et de filtrer sans bloquer. Dans l’architecture bioclimatique, il s’agit d’un espace tampon qui régule la température intérieure des espaces avec l’objectif d’économiser l’énergie, éviter les surchauffes d’été et limiter le recours à la climatisation. En matière d’éclairage, le nouveau terminal a été équipé de systèmes LEDS, pour la réduction de l’énergie électrique.

    Dans le cadre du développement durable, une installation pour récupérations des eaux de pluie pour arrosage a été prévue, avec la mise en place d’un dispositif de collecteur d’eau sur la descente de chéneaux permettant d’acheminer l’eau vers des cuves enterrées, pour stocker une quantité d’eau non négligeable.

    Ce projet dispose également d’un système sécurité incendie dans la zone traitement bagages au sous-sol, avec des extincteurs disposés conformément aux normes en vigueur. Le nouveau terminal vise à accompagner la croissance significative du trafic aérien à l’aéroport Marrakech-Menara, dont le nombre de passagers ayant transité par cet aéroport est passé de 3,2 millions en 2012 à 3,9 millions en 2015, ce qui est supérieur à sa capacité réelle (3 millions de passagers).

    En novembre 2016, l’aéroport Marrakech-Menara a accueilli 352.434 passagers, représentant une évolution notable de l’ordre de 14,20%. Le trafic aérien avec l’Europe représente (89,92%), le trafic domestique (8,11%) et le trafic aérien avec le Moyen Orient (1,22%).

    Written on Mardi, 27 Décembre 2016 11:04 in Investissement Read 1733 times
  • Pour une Métropole Atlantique
    Pour une Métropole Atlantique

    Le corridor littoral atlantique, une destination touristique à part entière… qui mérite mieux.

    De Kénitra, au nord, à Al Jadida, au sud, le corridor urbain qui s'étend le long du littoral nord atlantique forme une région à part entière, un axe urbain de 250 km de long où se succèdent villes, espaces industriels, ports, espaces agricoles, équipements balnéaires, périphéries résidentielles… la réalité de cette région ne fait point de doute pour les géographes (lire l'excellent « Maroc, régions, pays, territoires » de Mohamed Berriane). Dotée de deux aéroports internationaux, dont celui de Nouaceur, qui fait figure de hub international, elle concentre les fonctions politiques, économiques et culturelles du Royaume.

    D'un point de vue touristique, nous pouvons prolonger cette région encore davantage vers l'intérieur, pour englober Settat, Benslimane ou Rommani et former ainsi un ensemble complémentaire où stations balnéaires côtoient arrières-pays forestiers et où de nouvelles villes dynamiques côtoient des médinas chargés d'histoire. Bref une destination touristique à part entière.

    Avec sa ville impériale de Rabat, capitale du royaume, avec sa jumelle andalouse de Salé, avec Casablanca, qui reste une marque prestigieuse à l'international mais aussi avec El Jadida et Mazagan ou encore avec Azzemour ; cette région « Métropole » ne manque pas d'atouts : potentialités écologiques, monuments historiques, forte exposition à l'international… et pourtant…

    Force est de constater qu'en dépit des efforts (dispersés) des uns et des autres, cet ensemble, qui naguère (à l'époque du protectorat) attirait les touristes du monde entier, ne fait plus recette ; si Casablanca et Rabat vivent sur la « rente » du tourisme d'affaires, il n'en est pas de même, loin s'en faut pour les autres villes du littoral, qui dépérissent années après années. Ainsi, le potentiel balnéaire reste sous-exploité ; pourtant, de Mahdya, aux environs de Kénitra, à Sidi Bouzid, aux environs d'Al Jadida, en passant par Skhrirat et Dar Bouazza, les plages ne manquent pas. De même, s'il existe un véritable potentiel golfique, avec bientôt 6 golfs (qui plus est, Casablanca et Rabat font figure de « réservoir » des golfeurs marocain), il n'est pas mis en valeur ; à l'exception du Dar Es Salam, à Rabat, ces parcours sont les grands oubliés de la promotion institutionnelle golfique, manquant de soutien et ne portant pas de compétitions dignes de ce nom.

    Absence de promotion, désintérêt des opérateurs, cet état de fait ne se limite pas à ces produits. Le potentiel de Benslimane, poumon vert de la région, avec ses réserves de chasse et sa richesse écologique, reste totalement méconnu sauf de quelques initiés.

    La Sochatour, qui pourtant faisait figure de pionnière dans les années 70 et 80 en organisant des véritables circuits de chasse et de pêche à partir de Benslimane, se contente aujourd'hui de gérer les affaires courantes, le Dr Kamal, son directeur général, ayant disparut de la circulation (justement à ce propos, où est-il passé ?).

    Autre orphelin des efforts de promotion, le tourisme culturel, complètement laissé de côté ; Entre la Médina d'Azzemour, laissée aux oubliettes, et la Kasbah de Mehdya, qui aura bientôt disparue si on la laisse en l'état, le moins que l'on puisse dire c'est que les monuments historiques de la région ne passionnent pas les autorités. Ainsi le marabout de Sidi Abderhamane, le « Mont Saint Michel » casablancais, est laissé aux ravages du temps quand les autres saints patrons de Casablanca, Sidi Allal Al Kairouani, en pleine médina ou encore Sidi Belyout à proximité du port, sont totalement ignorés voir oubliés, y compris par les habitants eux-mêmes.

    Or comment promouvoir une destination quand on ne la connaît même pas ? Comment vendre un produit que l'on ne met pas en valeur ? Une colonne et trois brins d'herbes, dans la plupart des pays du monde (à commencer par l'Europe) cela suffit à faire un monument historique ; au Maroc, même une médina chargée d'histoire ne provoque pas la moindre réaction chez les autorités touristiques… A qui incombe la faute de cet état de déliquescence touristique ? pourquoi un tel potentiel de création de richesses est-il ignoré ? Absence de promotion, absence de volonté des opérateurs également ; les hôteliers se contentent de leur rente de situation ; l'offre hôtelière est désormais dépassée et les prestations sont loin de celles, déjà inégales, de Marrakech.

    Quant aux voyagistes ils se contentent de billetterie et de Haj ; l'absence de tour-operator qui puisse concevoir un produit à donner à la distribution fait qu'il n'existe pas, à proprement parler, d'une destination ; l'on est que de passage, pour affaires ou pour rejoindre Marrakech ou Agadir. Bref il n'existe aucune cohésion entre les différends acteurs ; les officiels jouent à l'autruche quand les hôteliers de Casablanca et de Rabat essayent de tirer chacun de leur côté. Les ministres qui se sont succédés depuis plus quarante ans n'ont jamais pensé à créer des destinations, des marques ; profanes du secteur ils se contentent à chaque fois d'aller là où se marche déjà, plus ou moins, et de s'occuper d'interpréter les statistiques… de là leur demander de réfléchir au renouveau de produit, ou pire encore, de prendre quelques risques… qui a parlé de révolution ?

    Written on Mardi, 27 Décembre 2016 11:03 in Destination Read 1826 times
  • "All Inclusive", une vraie catastrophe
    "All Inclusive", une vraie catastrophe

    Le changement observé dans le comportement du touriste consommateur est suffisamment néfaste, mais la situation est devenue beaucoup plus alarmante avec l'apparition de la formule "All Inclusive" qui s'est avérée une vraie catastrophe. Cette formule repose sur le principe de la consommation à volonté, étant entendu que tout est compris dans le forfait du séjour, ce qui réduit encore la possibilité de consommation en extra.

    Pour se retrouver dans ses comptes et limiter les dégâts, l'hôtelier qui pratique cette formule est logiquement amené à diminuer son effectif et à comprimer d'autres charges d'exploitation, sans oublier d'agir entre autres sur la qualité de la nourriture ; par voie de conséquence, le service est devenu parfois exécrable.

    Bien entendu, le client plus ou moins aisé qui cherche le bon service ne peut plus le trouver dans ces hôtels. La formule "All Inclusive" a été introduite au Maroc à la demande des T.O ; quelques hôteliers l'ont adoptée, et comme elle connut un succès indéniable en tant que produit innovant, d'autres confrères les ont suivis sur cette voie. Malheureusement, l'expansion de la formule s'est traduite par une véritable course vers la médiocrité, car il n'est pas aisé pour tous de pratiquer ce mode de service tout en veillant à une qualité de prestations bien coûteuse en personnel et en produits. On est tenté de dire que la formule "All Inclusive" porte en soi les germes de la mauvaise qualité, mais ce jugement doit être nuancé.

    Des hôteliers ont vu dans cette formule la possibilité de réaliser un gain en réduisant le personnel affecté au service des clients, grâce au self-service ; et du moment que la consommation est à volonté, l'hôtelier doit également rogner sur la qualité des prestations, et en particulier celle de la nourriture et des boissons qu'on limite aux moins chères. En agissant ainsi sur la qualité de la nourriture et en excluant les boissons alcoolisées de la consommation forfaitaire sauf la bierre, on détourne la formule "All Inclusive" qui signifiait à l'origine, lorsqu'elle a fait son apparition à l'étranger, le droit pour le client de consommer à volonté ce qu'il désire consommer, y compris les boissons alcoolisées de grande marque. Bien comprise, la formule est donc loin d'être condamnable, mais on s'est éloigné de son esprit original et on l'a drôlement retouchée pour exclure les produits "nobles" et vendre l'illusion de consommer à volonté, alors que la consommation porte sur des produits peu coûteux. Il est évident qu'en l'absence de garde-fou les dérapages en matière de service portent atteinte à l'image de marque de la destination toute entière ; souffrant déjà d'autres tares, notre tourisme n'avait nullement besoin de cette catastrophe qu'est la pratique du all inclusive dénaturé.

    L'administration du tourisme est-elle consciente du fait que la mauvaise qualité du service et le bradage des prix sont dus entre autres à cette formule telle que déformée ; en fait, il y a d'autres facteurs en cause comme le surendettement des hôteliers concernés, les difficultés engendrées par les tensions internationales et la concurrence acharnée des pays concurrents. Le dérapage de la formule en question ne fait qu'aggraver davantage une situation déjà alarmante, et ce phénomène s'est propagé à un moment critique comme pour "couronner" le tout. Pourtant, on est en droit de penser que, comme tout autre produit, la formule "All Inclusive" doit répondre à des normes qui préservent la qualité. Bien préoccupante aussi bien pour l'Administration du tourisme que pour la Profession, cette question d'actualité a longtemps animé les débats.

    Certains pensent qu'i faudrait imposer un prix plancher, mais nos engagements vis-à-vis de l'Organisation Mondiale du Commerce (O.M.C) semblent exclure toute mesure contraire à la liberté des prix. D'autres estiment que la solution réside dans l'idée d'un service minimum qui soit quantitativement et qualitativement satisfaisant, ce qui implique la nécessité de s'entendre sur le contenu de ce minimum. En équité, il faut reconnaître que le problème de la qualité des prestations n'est pas propre aux hôtels qui pratiquent la formule "All Inclusive" dénaturée ; il se retrouve également ailleurs à des degrés différents. Créer des nouvelles normes relatives au classement hôtelier devront permettre d'améliorer la situation, puisqu'elles définissent les conditions à respecter en fonction de la catégorie de classement de chaque établissement, qu'il pratique le all inclusive ou toute autre formule d'exploitation. On peut objecter que ces normes seront générales et s’adresseront aux hôtels offrant des prestations classiques, gérés selon les formules habituelles et pour lesquels on pourrait fixer les conditions d'exploitation, entre autres le nombre d'effectif par service. Or, la formule "All Inclusive" suppose normalement la compression du personnel. Ceci nous ramène à la nécessité de fixer le continu du service minimum tout en usant des normes pour exiger de tous, sans exception, des prestations de qualité, sous la menace de la rétrogradation et même de la fermeture de l'établissement. Malheureusement, le recours aux sanctions extrêmes est parfois le seul remède possible et l'unique moyen d'obtenir des résultats concluants. Quand il s'agit de sauver l'image de marque du tourisme marocain, on doit admettre que des mesures fassent mal à certains afin qu'elles servent d'exemple aux autres. A cet égard, le ministre du Tourisme, ne doit pas hésité à infliger des sanctions allant jusqu'à la fermeture de certains hôtels. En soutenant cette attitude, la Profession ne fait que remplir son devoir de défendre l'intérêt bien compris de ses adhérents, car leur activité et leur devenir dépendent de la bonne santé du secteur et de son image de marque. Le tourisme marocain est confronté à un défi d'avenir qui consiste à revoir de fond en comble la qualité des prestations, notamment au niveau de l'accueil, de la nourriture, de la manière de servir et de l'environnement humain et physique ; sinon la destination marocaine serait condamnée pour longtemps à la "35ème position".

    L'Europe en général continue à nous fournir des touristes en grand nombre, mais ce flux risque un jour de s'amoindrir considérablement et dans des proportions dramatiques si nous n'opérons pas les changements nécessaires. Le risque est réel de se voir un jour disparaître de la liste des destinations proposées par les T.O.

    Written on Mardi, 27 Décembre 2016 11:03 in Hôtellerie Read 1647 times
  • Le Sofitel Rabat Jardin des Roses en fête
    Le Sofitel Rabat Jardin des Roses en fête

    Une ambiance féerique, des animations uniques, et une programmation à faire rêver, le tout pour des Magnifiques moments de fêtes en famille ou entre amis au Sofitel Rabat Jardin des Roses.

    Du 20 décembre 2016 au 1er Janvier 2017, tous nos univers s’illuminent et se parent d’étoiles pour faire vivre à nos hôtes et clients, une expérience inédite. Nos restaurants revisitent les traditionnels mets et plat de fêtes pour en faire des délices gastronomiques à ravir les palais. Petits et grands seront parmi nous pour célébrer Noël ou la Saint Sylvestre en toute complicité, à travers des Kids Club, des ateliers de pâtisseries, des show-cooking, pour faire de cette fin d’année, des moments inoubliables.

    Le So Lounge Rabat à son tour, promet une programmation artistique exceptionnelle : entre Jazz, Karaoké, Ladies’ Nights, ou des soirées spectacles en présence de DJ internationaux des danseuses et performeuse… une animation qui séduira les fans des grandes célébrations.

    Le Bien-être se fête également au So Spa Rabat à travers une carte spéciale pour le plaisir de votre corps et esprit. Entre amis, en famille ou même en couple, nos soins sont créés pour vous apporter détente et sérénité.

    Cette année, Noël sera unique au Sofitel Rabat Jardin des Roses. Sous le thème magique de « Il était une fois… », nos univers et espaces seront décorés de plumes et livres, référence aux contes de fées. Une thématique unique pour partager avec nos hôtes la magie des fêtes et faire de leurs passages parmi nous, une histoire unique à raconter.

    Written on Mardi, 27 Décembre 2016 11:01 in Hôtellerie Read 1970 times
  • La neige étend son manteau blanc sur Ifrane et ses alentours
    La neige étend son manteau blanc sur Ifrane et ses alentours

    La ville d’Ifrane (1650 m d’altitude) se retrouvait, le week-end dernier, à l’instar d’autres petites localités avoisinantes, revêtue d’un impressionnant manteau de neige

    couvrant soigneusement ses allées, ses cèdres et ses chalets aux toits de tuiles rouges.

    En dépit du froid, Ifrane commençait, dès les premières heures de la matinée, à accueillir des files interminables de visiteurs fuyant, le temps d’un week-end, le brouhaha des centres-villes et les préoccupations monotones de la vie citadine. La capitale du cèdre s’est longtemps forgée une renommée bien assise de destination hivernale par excellence, à la faveur notamment de ses curiosités saisissantes et de ses potentialités indéniables faites de biodiversité naturelle, d’un couvert végétal diversifié et de gîtes à caractère exceptionnel.

    Le centre d’estivage ou le relief vallonné d’Ifrane habituellement très fréquenté, est carrément pris d’assaut par les férus de la neige, les amateurs de luge, de randonnées ou de ski alpin, qui trouvent leur compte notamment dans la station de ski de Michlifen. Même si la station est équipée d’un télésiège pour atteindre le sommet des pentes, la majorité des visiteurs préfèrent la luge qui reste très prisée par les jeunes et moins jeunes. Selon les dirigeants de la station de Michlifen, le site est très prisé durant les week-ends et les périodes de vacances, les écoles profitant de l’occasion pour organiser des excursions au profit des élèves.

    La convention de partenariat, signée entre le club de ski d’Ifrane et la commission provinciale de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), préconise l’aménagement et la réfection du chalet refuge du Club situé à la Station de Ski et de Montagne du Michlifen. Des initiatives seront également concrétisées en collaboration avec plusieurs acteurs, dont le Conseil communal d’Ifrane, la protection civile, les services de la Santé et l’Association des loueurs du matériel de ski, pour assurer entre autres une bonne gestion de cette station.

    Outre ses lacs incontournables pour la pêche à la truite et au brochet, la province d’Ifrane propose aux visiteurs une zone pastorale dotée d’une station expérimentale pour l’étude des comportements des animaux.

    Réputée aussi par ses dayas, lacs et sources, ainsi que par la prépondérance des eaux souterraines, Ifrane fait valoir l’importance de son couvert forestier (42 pc), la richesse de la faune terrestre et aquatique (50 pc d’espèces de mammifères et 60 pc d’espèces d’oiseaux du Maroc), et la diversité de paysages et de sites naturels tout aussi beaux les uns que les autres. Ces potentialités et ces richesses naturelles ont amené les responsables de la région à créer un parc national s’étendant sur une superficie de 53.000 ha au coeur du Moyen-Atlas.

    Selon un des habitants d’Ifrane, bien que la province dispose d’atouts exceptionnels qui attirent autant les touristes nationaux qu’étrangers, des efforts doivent être déployés en matière de promotion de l’activité touristique et de renforcement des infrastructures d’accueil. Dans ce sens, autorités locales et société civile ont créé, il y a deux ans, une Fête de la Neige, qui devra souffler bientôt sa troisième bougie.

    Cette manifestation vise, selon ses initiateurs, à promouvoir l’activité touristique locale, le patrimoine culturel et artisanal de la région, ainsi que l’image de marque d’Ifrane, en tant que l’une des villes les plus propres au monde.

    Initiée par l’Association Tourtite pour la promotion des activités culturelles et la préservation du patrimoine des villes de montagnes en partenariat avec la province d’Ifrane, cette fête ambitionne de mettre en lumière les richesses faunistiques et floristiques de la région, inculquer aux enfants les bonnes pratiques de la préservation de l’environnement et d’organiser des caravanes médicales pour les populations enclavées du monde rural. Dans l’entre-temps, nombre de visiteurs se frottent déjà les mains à la vue des premiers flocons de neige de la saison, qui ont fait leur apparition en début de semaine à la faveur d’une vague glaciale.

    Si les quantités de neige sont restées le plus souvent modestes (entre 5 et 10 cm) au sein du périmètre urbain d’Ifrane, elles pourraient atteindre sur certains massifs Moyen-Atlas les 20 cm. Les équipes de viabilité hivernale relevant de la délégation régionale de l’Equipement et des transports d’Ifrane et les autorités locales ont élaboré un plan d’action pour engager des travaux de déneigement sur les axes prioritaires enneigés. Amateurs de neige, à vos patins, à vos luges ! 

    Written on Mardi, 27 Décembre 2016 11:00 in Ifrane et sa région Read 1660 times

Items filtered by date: Juillet 2016

Agadir : 13ème édition du festival “Timitar, signes et cultures”

Organisée du 13 au 16 juillet 2016 sous le haut patronage de SM le Roi Mohammed VI,

a été donné mercredi soir à Agadir, avec la participation d’une palette d’artistes

représentant diverses cultures et styles musicaux, venus célébrer les valeurs universelles de l’amour, de la tolérance et de la paix.

Published in Festival

«Autocritique obligatoire»

«Prends ce que tu veux, mais paie le prix» dit un proverbe espagnol. Le prix du développement harmonieux du tourisme marocain s’appelle la concertation permanente. C’est dans ce cadre qu’il convient d’inclure l’action des pouvoirs publics et des professionnels du tourisme.

L’Etat doit agir en étroite collaboration avec les représentants de la profession. Et le principe qui doit régir cette action ne peux être qu’une concertation étroite et permanente entre ses représentants et ceux du Tourisme.

Ne dit-on pas que c’est à plusieurs qu’on trouve les meilleures idées !

Dans le secteur du tourisme, l’Etat ne peut, ni ne doit, rien faire seul. Sa vocation est d’agir en parfaite symbiose avec les représentants de la profession. La lutte engagée contre les excès et les abus ainsi que l’aide fiscale aux investissements sont autant de domaines où l’on doit parvenir à des résultats probants. C’est là où l’action du Ministère du Tourisme doit être conjuguée avec celle de toutes les organisations professionnelles.

On se doit de suivre cette voie et rendre permanente la concertation qui doit être la règle de conduite commune.

Ce n’est qu’à ce prix que l’on pourra espérer une évolution et un meilleur rendement du secteur touristique.

Le lecteur aura, à n’en point douter, raison de dire que nous n’avançons point de cas précis. C’est un fait qui n’est pas aussi de notre fait. Car, pour regrettable que ce soit, par le passé, dans le domaine du tourisme, exception faite des réunions sans lendemain, la notion de concertation permanente entre Ministère et professionnels n’existé pas.

Partant de cet élément, aujourd’hui l’on est en droit de réclamer une plus concrète symbiose entre un ministère de Tutelle et des hommes de la profession qu’ils soient hôteliers, promoteurs ou tour-opérateurs.

Il ne serait pas irrationnel d’organiser d’une manière régulière et méthodique des réunions de travail, voir même ce que les anglais appellent le «no stop working day», une fois par mois ou même par trimestre.

Des réunions, comme dirait un leader africain d’«Autocritique obligatoire».

Published in Edito

Des hackers sur le site booking.com : L’hôtellerie de Fès au banc des accusés

Une nouvelle affaire de hackers est en passe de créer un grave précédent dans la fibre touristique nationale.

Au commencement était la plainte déposée par deux Australiennes en visite dans la ville spirituelle du Royaume outrées plus qu’ulcérées par le nombre de parasites dans leur chambre d’hôtel et sur leurs lits. Elles quittent ce même hôtel décidées de ne plus y mettre les pieds. Un beau matin, ces deux touristes ont été surprises de constater que leur site électronique a été « visité » par des hackers qui accédèrent à leur compte personnel grâce à l’utilisation des numéros de leurs cartes d’identité personnelle ; le jour où elles firent des réservations sur le site «booking.com». Décidées à ne pas rester les bras croisés devant cette affaire de fric-frac, les deux plaignantes ont adressé une lettre de prestation au ministre de tutelle Lahcen Haddad qui aurait donné ses instructions au délégué régional à Fès pour tirer au clair cette grave affaire et réhabiliter les plaignantes. Il y a lieu de rappeler que «booking.com» est un site qui contrôle jusqu’à 80% des réservations des touristes contre seulement 20% pour les agences de voyages.

Published in Hôtellerie

Les réservations et les départs des Français en voyage baissent en juin

Le Maroc, seule destination non européenne dans le top 10 moyen-courrier, affiche un recul important de départs en juin 2016 par rapport à 2015.


Le baromètre Les Entreprises du Voyage/Atout France montre une diminution des réservations de 6,4% et des départs de 4,3% par rapport au mois de juin 2015.

Au global, le baromètre Les Entreprises du Voyage (ex-Snav)/Atout France fait état d'une baisse des départs des Français en voyage en juin 2016 par rapport à juin 2015, ainsi que des réservations toutes destinations confondues. Les réservations en baisse sauf sur long-courrier. La tendance des réservations au mois de juin est en baisse de 6,4% en nombre de passagers par rapport à juin 2015.

Au sein de cette tendance globale, le fort recul des réservations vers les destinations France et moyen-courriers contraste avec la hausse de l’activité de distribution de voyages vers des destinations long-courriers, qui augmente de 6,1% en nombre de passagers ce mois de juin dernier, avec en vedette la Chine et Cuba, qui affichent une forte hausse des réservations par rapport à juin 2015.

Pour expliquer la baisse globale, Les Entreprises du Voyage et Atout France avancent la tenue de l'Euro 2016, qui engendre généralement un décalage des départs en vacances dans le pays organisateur. A noter, à contre-courant de cette tendance à la baisse des réservations, quelques destinations moyen-courriers, comme l'Espagne, la Grèce, et le Portugal.

Les départs enregistrent une baisse globale de 4,3%

Si les réservations ont reculé au global, les départs du mois de juin 2016 ne donnent pas beaucoup de motif de satisfaction. Ils se sont en effet soldés par une baisse de 4,3% du nombre de passagers. Le recul de l’activité des départs vers les destinations France et moyen-courriers contribue fortement à la tendance défavorable observée, souligne Les Entreprises du Voyage.

Dans les grandes lignes, en termes de départs, à noter la forte progression de l’Espagne et du Portugal pour les destinations moyen-courriers, comme pour la Thaïlande, le Vietnam et Cuba pour les destinations long-courriers. Le Maroc, seule destination non européenne dans le top 10 moyen-courrier, affiche un recul important de départs en juin 2016 par rapport à 2015.


Published in Internationnal

Il y a 48 ans dans La Vie Touristique 1969, l’année internationale du tourisme africain Le Maroc à la base de cet événement mondial

 En fin 1967, l’Office Inter Etats du Tourisme Africain recevait des experts américains et européens pour parler du problème africain numéro un : l’indifférence du monde des vacanciers à l’égard de l’Afrique. La conclusion des experts tenait en une seule phrase : « Equipez-vous, organisez-vous, mais surtout faites-vous connaître… » Au même moment, à l’autre bout du monde, une session de l’Union Internationale des organismes officiels du Tourisme groupait 112 pays à Tokyo. Le problème de l’Afrique était lui aussi au centre des débats, lorsque le délégué du Maroc, M. Abdou Chraïbi proposa une résolution qui fit l’effet d’une bombe et fut adoptée à l’unanimité : Proclamer 1969 : année internationale du tourisme africain. «On sait que devait rencontrer cette initiative marocaine, puisque dans quelques mois nous assisterons à l’explosion touristique de l’Afrique. Et ce sera une étape immense dans la marche du continent vers son développement». Cependant, la petite phrase des experts doit demeurer plus que jamais présente à notre esprit, car, si nous, africains, sommes sur le point de nous faire connaître et nous sommes organisés pour cela, les réalisations du Maroc et du Sénégal en particulier en témoignent, il nous reste à nous organiser. Et c’est parce que cette année internationale est une idée marocaine et que le Maroc est en matière de tourisme, comme en bien d’autres domaines, la tête de pont du continent, que M. Thami Ouazzani a convoqué tout ce qui fait autorité au Maroc en matière de tourisme pour constituer un comité national pour la préparation de cet événement. On saisit du reste le bien fondé de cette décision. Le Maroc, de par sa position géographique, sa civilisation et sa vocation naturelle de trait d’union entre deux mondes qui se sont trop longtemps ignorés, se doit de ne laisser passer une pareille chance offerte à l’Afrique et partant, à la cause de son propre tourisme. C’est donc une véritable mobilisation générale des secteurs public et privé qui doit s’organiser et qui doit avoir porté ses fruits avant que ne se tienne la réunion de la commission de l’UIOOT que préside notre dynamique directeur de l’ONMT, M. Adou Chraibi, réunion qui doit avoir lieu, rappelons-le au Maroc. Quelles seront donc les grandes lignes de la politique touristique du Maroc, qui servira d’exemple à l’Afrique pour que l’année internationale du tourisme africain soit une réussite totale ? Elles devront porter à notre avis sur les points suivants : lFaciliter l’accès aux pays africains, et pour ce faire, assouplir les formalités d’entrée et sortie du territoire. lRéduire le coût des transports, l’Afrique est un immense continent où les distances sont considérables. L’avion est donc le véhicule d’élection et des tarifs forfaitaires donnant droit, pour une période donnée, à un kilométrage illimité, doivent être mis sur pied d’urgence par notre compagnie nationale sur le modèle des dispositions couramment appliquées en Amérique du Nord, par exemple. Organiser l’accueil et pour cela former de toute urgence des hôtesses et des guides polyglottes. Planifier les tarifs des hôtels et restaurants. L’Afrique est un pays cher, le franc CFA qui a cours en Afrique Occidentale francophone doublera les dépenses des visiteurs. Un système de « cartes bleues » et pourquoi pas ? une monnaie internationale touristique africaine devront être mises en place, car il n’est besoin d’être économiste pour savoir que la quantité fait baisser le prix de revient. Le tourisme marocain, et, partant, africain, doit cesser d’être considéré comme un produit de super-luxe. Des centres de distractions doivent voir le jour, des excursions certes, mais aussi des festivités locales doivent être organisées. lDes expositions artisanales permanentes doivent présenter le vrai visage de l’Afrique : l’artisanat est en effet la quintessence de l’âme d’un peuple, son message au-delà du temps. Pour réaliser tout cela, à l’instar de celle qui vient de voir le jour au Maroc, des sous commissions nationales qui siègeront de façon quasi-continue dans chaque pays devront entreprendre au niveau national de vastes campagnes de presse pour préparer l’opinion publique à une « invasion » d’étrangers, venus voir vivre un peuple, non en inquisiteurs, ni avec une curiosité malveillante, mais dans le but louable et pacifique de s’informer avec sympathie de ses problèmes, de ses réalisations locales. Mais, il ne suffit pas de rendre consciente la masse de la portée d’un événement sans précédent comme cette année internationale du tourisme africain, il faut aussi propager l’idée de ce rendez-vous entre continents dans le monde entier. C’est là qu’interviendront les délégations des offices africains du tourisme dans les grandes capitales, les compagnies aériennes et maritimes nationales au moyen de leurs agences réparties sur les 5 continents. Enfin, coiffant tout cela, il faut qu’un Comité International Africain du Tourisme soit fondé pour coordonner à l’échelle continentale les mesures prises à l’échelon national par chacun. C’est pourquoi nous proposons la planification de toutes la profession touristique pour que naisse un véritable Marché Commun du Tourisme en Afrique. Pour baptiser officiellement cette grande idée et pour qu’elle ne reste pas seulement au stade de projet, nous proposons pour la fin de l’été une véritable conférence au sommet des ministres du tourisme de chaque pays africain. Nous savons trop combien de simples délégués n’ont ni le poids, ni matériellement les moyens nécessaires pour prendre des décision à l’échelle d’un continent. Nous sommes aussi persuadés que les ministres africains doivent être en contact permanent entre eux, et pour cela se connaître, nous avons en outre la conviction que le tourisme étant un phénomène mondial, de véritables états généraux du tourisme planétaire seront dans les années à venir une réalité. Pourquoi l’Afrique n’en prendrait-elle pas dès maintenant l’initiative ? Sur le plan purement africain, il est d’autre part de la plus grande urgence que faisait fin de tous particularismes, une campagne collective pour présenter au monde le visage de l’Afrique soit lancée. Pour cela une affiche commune doit être dessinée, un dépliant commun général projeté, et le premier timbre postal africain étudié. Il faut en outre préparer le monde à s’apprêter à faire connaissance avec l’Afrique et, dans ce but, inviter des journalistes de la presse spécialisée à venir se rendre compte du fait touristique africain, de sa réalité et, de surcroit, de sa réalité abordable. Ainsi, témoigneront-ils aux quatre coins du monde de l’attrait incomparable qu’offre notre continent. Un concours, organisé lui aussi à cette échelle et ayant pour arguments. « le meilleur reportage sur l’Afrique », ou « quelle idée vous faites vous de l’Afrique ? » doit être lancé lui aussi avant l’hiver. Enfin, doit être mis sur pied un festival Africain du Folklore et les troupes nationales doivent dès à présent commencer à sillonner le monde. L’art n’est il pas le meilleur ambassadeur de l’âme des peuples ? C’est donc un acte de confiance, de foi en l’avenir de l’Afrique que « la Vie Touristique » demande au Continent tout entier d’accomplir dès ce jour. Nous adjurons l’Afrique de prendre conscience de ce que cette année Internationale du Tourisme Africain est une chance sans précédent pour nous tous. C’est en effet par le tourisme que passera à partir de 1969, et pour tout un continent, la voie du DEVELOPPEMENT. Il revenait au Maroc qui est à la base de cet événement mondial, de lancer cet appel. Au Maroc qui, le premier a compris l’importance capitale de ce facteur incomparable qu’est le Tourisme pour le développement national, au point d’en faire une des pierres d’achoppement du Plan Quinquennal qui, sous la conduite éclairée de Son Roi Bien Aimé, S.M Hassan II, le conduira vers un bonheur et une prospérité que nous souhaitons à tous nos frères africains.

Published in Mémoire

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