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  • Le nouveau terminal de l’aéroport Marrakech-Menara : Un grand projet pour promouvoir davantage la première destination touristique du Royaume
    Le nouveau terminal de l’aéroport Marrakech-Menara : Un grand projet pour promouvoir davantage la première destination touristique du Royaume

    Le nouveau terminal de l’aéroport Marrakech-Menara, inauguré mercredi 21 décembre par SM le Roi Mohammed VI, constitue un grand projet qui va promouvoir davantage la première destination touristique du Royaume et permettre à cet aéroport de rivaliser avec les plus belles installations aéroportuaires internationales.

    Seconde porte d’entrée aérienne du Maroc, l’aéroport de Marrakech-Menara disposera, à la faveur de ce nouveau terminal et de ses modernes équipements et infrastructures, de la capacité et de la qualité de service pour répondre à la progression du trafic aérien et de l’affluence des touristes et des passagers.

    Le nouveau terminal répond ainsi à la volonté de l’Office national des aéroports (ONDA) de rendre cet aéroport un véritable atout pour renforcer l’attractivité de la ville ocre.

    Il s’agit d’un véritable changement de dimension pour cet aéroport dont le nouveau terminal est bâti sur une superficie de 57 000 m2, supérieure à celle du terminal actuel, portant ainsi la superficie globale à 97 000 m2 pour permettre le traitement d’un trafic annuel de 9 millions de passagers. Le nouveau terminal constitue en effet un véritable lieu de vie grâce à une approche qui répond aux nouvelles attentes et aux nouveaux modes de consommation des passagers et une orientation facile des voyageurs dans des espaces généreux, dotés des équipements les plus modernes et innovants.

    Il est également doté d’espaces extérieurs aménagés: une esplanade piétonne avec des espaces verts et des palmiers, une allée avec 3 fontaines, un parking voitures de proximité de 1550 places et une aire de dépose minute. La capacité du parking avions a été étendue pour accueillir 12 avions moyen-courrier supplémentaires.

    Modernité, qualité de service, grands espaces et esthétisme sont les maîtres-mots de ce nouveau terminal conçu pour générer un sentiment de confort et de bien-être qui contribue à un haut niveau de satisfaction et à une expérience positive pour les voyageurs.

    Cette structure offre une zone de commerces, des boutiques duty free et d’autres boutiques diverses de toutes tailles, un food court avec des restaurants à thèmes variés et des salons privatifs, permettant d’offrir confort, espace de travail ou services complémentaires aux voyageurs VIP. L’équipement du terminal a bénéficié d’une attention particulière à la faveur d’une lisibilité et d’une clarté pour une orientation intuitive pour ce qui est des matériaux utilisés (bois noble, zellij beldi, …), outre une facilitation à travers des espaces organisés pour éviter l’encombrement, la pollution visuelle et sonore, les désordres, à travers des équipements pour fluidifier le cheminement du passager (portes automatiques, escaliers mécaniques, ascenseurs, …) et une signalétique visible avec des pictogrammes conformes aux standards internationaux en la matière pour permettre une gestion rationnelle des files d’attente et diminuer le stress du voyageur. Pour ce qui est du hall public, il consiste en un espace de 5.000 m2 environ dont l’entrée a été équipée d’une grande coupole géodésique de 45 m de diamètre et de 30 m de hauteur, une des plus grande d’Afrique. Sa structure métallique autoportante est constituée de verre triangulaire.

    Le nouveau terminal est une réalisation conforme à une démarche respectueuse de l’environnement, dans une logique visionnaire et avant-gardiste. Cette démarche ambitieuse de transition énergétique vise à diminuer la consommation énergétique des aéroports et réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

    Dans le même sillage, l’aéroport a fait l’objet d’une étude thermique qui a préconisé des améliorations permettant d’assurer le confort thermique sur toute l’année tout en réduisant de 35% la consommation électrique en chauffage et en climatisation.

    La double peau des façades permet de tempérer sans isoler et de filtrer sans bloquer. Dans l’architecture bioclimatique, il s’agit d’un espace tampon qui régule la température intérieure des espaces avec l’objectif d’économiser l’énergie, éviter les surchauffes d’été et limiter le recours à la climatisation. En matière d’éclairage, le nouveau terminal a été équipé de systèmes LEDS, pour la réduction de l’énergie électrique.

    Dans le cadre du développement durable, une installation pour récupérations des eaux de pluie pour arrosage a été prévue, avec la mise en place d’un dispositif de collecteur d’eau sur la descente de chéneaux permettant d’acheminer l’eau vers des cuves enterrées, pour stocker une quantité d’eau non négligeable.

    Ce projet dispose également d’un système sécurité incendie dans la zone traitement bagages au sous-sol, avec des extincteurs disposés conformément aux normes en vigueur. Le nouveau terminal vise à accompagner la croissance significative du trafic aérien à l’aéroport Marrakech-Menara, dont le nombre de passagers ayant transité par cet aéroport est passé de 3,2 millions en 2012 à 3,9 millions en 2015, ce qui est supérieur à sa capacité réelle (3 millions de passagers).

    En novembre 2016, l’aéroport Marrakech-Menara a accueilli 352.434 passagers, représentant une évolution notable de l’ordre de 14,20%. Le trafic aérien avec l’Europe représente (89,92%), le trafic domestique (8,11%) et le trafic aérien avec le Moyen Orient (1,22%).

    Written on Mardi, 27 Décembre 2016 11:04 in Investissement Read 1733 times
  • Pour une Métropole Atlantique
    Pour une Métropole Atlantique

    Le corridor littoral atlantique, une destination touristique à part entière… qui mérite mieux.

    De Kénitra, au nord, à Al Jadida, au sud, le corridor urbain qui s'étend le long du littoral nord atlantique forme une région à part entière, un axe urbain de 250 km de long où se succèdent villes, espaces industriels, ports, espaces agricoles, équipements balnéaires, périphéries résidentielles… la réalité de cette région ne fait point de doute pour les géographes (lire l'excellent « Maroc, régions, pays, territoires » de Mohamed Berriane). Dotée de deux aéroports internationaux, dont celui de Nouaceur, qui fait figure de hub international, elle concentre les fonctions politiques, économiques et culturelles du Royaume.

    D'un point de vue touristique, nous pouvons prolonger cette région encore davantage vers l'intérieur, pour englober Settat, Benslimane ou Rommani et former ainsi un ensemble complémentaire où stations balnéaires côtoient arrières-pays forestiers et où de nouvelles villes dynamiques côtoient des médinas chargés d'histoire. Bref une destination touristique à part entière.

    Avec sa ville impériale de Rabat, capitale du royaume, avec sa jumelle andalouse de Salé, avec Casablanca, qui reste une marque prestigieuse à l'international mais aussi avec El Jadida et Mazagan ou encore avec Azzemour ; cette région « Métropole » ne manque pas d'atouts : potentialités écologiques, monuments historiques, forte exposition à l'international… et pourtant…

    Force est de constater qu'en dépit des efforts (dispersés) des uns et des autres, cet ensemble, qui naguère (à l'époque du protectorat) attirait les touristes du monde entier, ne fait plus recette ; si Casablanca et Rabat vivent sur la « rente » du tourisme d'affaires, il n'en est pas de même, loin s'en faut pour les autres villes du littoral, qui dépérissent années après années. Ainsi, le potentiel balnéaire reste sous-exploité ; pourtant, de Mahdya, aux environs de Kénitra, à Sidi Bouzid, aux environs d'Al Jadida, en passant par Skhrirat et Dar Bouazza, les plages ne manquent pas. De même, s'il existe un véritable potentiel golfique, avec bientôt 6 golfs (qui plus est, Casablanca et Rabat font figure de « réservoir » des golfeurs marocain), il n'est pas mis en valeur ; à l'exception du Dar Es Salam, à Rabat, ces parcours sont les grands oubliés de la promotion institutionnelle golfique, manquant de soutien et ne portant pas de compétitions dignes de ce nom.

    Absence de promotion, désintérêt des opérateurs, cet état de fait ne se limite pas à ces produits. Le potentiel de Benslimane, poumon vert de la région, avec ses réserves de chasse et sa richesse écologique, reste totalement méconnu sauf de quelques initiés.

    La Sochatour, qui pourtant faisait figure de pionnière dans les années 70 et 80 en organisant des véritables circuits de chasse et de pêche à partir de Benslimane, se contente aujourd'hui de gérer les affaires courantes, le Dr Kamal, son directeur général, ayant disparut de la circulation (justement à ce propos, où est-il passé ?).

    Autre orphelin des efforts de promotion, le tourisme culturel, complètement laissé de côté ; Entre la Médina d'Azzemour, laissée aux oubliettes, et la Kasbah de Mehdya, qui aura bientôt disparue si on la laisse en l'état, le moins que l'on puisse dire c'est que les monuments historiques de la région ne passionnent pas les autorités. Ainsi le marabout de Sidi Abderhamane, le « Mont Saint Michel » casablancais, est laissé aux ravages du temps quand les autres saints patrons de Casablanca, Sidi Allal Al Kairouani, en pleine médina ou encore Sidi Belyout à proximité du port, sont totalement ignorés voir oubliés, y compris par les habitants eux-mêmes.

    Or comment promouvoir une destination quand on ne la connaît même pas ? Comment vendre un produit que l'on ne met pas en valeur ? Une colonne et trois brins d'herbes, dans la plupart des pays du monde (à commencer par l'Europe) cela suffit à faire un monument historique ; au Maroc, même une médina chargée d'histoire ne provoque pas la moindre réaction chez les autorités touristiques… A qui incombe la faute de cet état de déliquescence touristique ? pourquoi un tel potentiel de création de richesses est-il ignoré ? Absence de promotion, absence de volonté des opérateurs également ; les hôteliers se contentent de leur rente de situation ; l'offre hôtelière est désormais dépassée et les prestations sont loin de celles, déjà inégales, de Marrakech.

    Quant aux voyagistes ils se contentent de billetterie et de Haj ; l'absence de tour-operator qui puisse concevoir un produit à donner à la distribution fait qu'il n'existe pas, à proprement parler, d'une destination ; l'on est que de passage, pour affaires ou pour rejoindre Marrakech ou Agadir. Bref il n'existe aucune cohésion entre les différends acteurs ; les officiels jouent à l'autruche quand les hôteliers de Casablanca et de Rabat essayent de tirer chacun de leur côté. Les ministres qui se sont succédés depuis plus quarante ans n'ont jamais pensé à créer des destinations, des marques ; profanes du secteur ils se contentent à chaque fois d'aller là où se marche déjà, plus ou moins, et de s'occuper d'interpréter les statistiques… de là leur demander de réfléchir au renouveau de produit, ou pire encore, de prendre quelques risques… qui a parlé de révolution ?

    Written on Mardi, 27 Décembre 2016 11:03 in Destination Read 1826 times
  • "All Inclusive", une vraie catastrophe
    "All Inclusive", une vraie catastrophe

    Le changement observé dans le comportement du touriste consommateur est suffisamment néfaste, mais la situation est devenue beaucoup plus alarmante avec l'apparition de la formule "All Inclusive" qui s'est avérée une vraie catastrophe. Cette formule repose sur le principe de la consommation à volonté, étant entendu que tout est compris dans le forfait du séjour, ce qui réduit encore la possibilité de consommation en extra.

    Pour se retrouver dans ses comptes et limiter les dégâts, l'hôtelier qui pratique cette formule est logiquement amené à diminuer son effectif et à comprimer d'autres charges d'exploitation, sans oublier d'agir entre autres sur la qualité de la nourriture ; par voie de conséquence, le service est devenu parfois exécrable.

    Bien entendu, le client plus ou moins aisé qui cherche le bon service ne peut plus le trouver dans ces hôtels. La formule "All Inclusive" a été introduite au Maroc à la demande des T.O ; quelques hôteliers l'ont adoptée, et comme elle connut un succès indéniable en tant que produit innovant, d'autres confrères les ont suivis sur cette voie. Malheureusement, l'expansion de la formule s'est traduite par une véritable course vers la médiocrité, car il n'est pas aisé pour tous de pratiquer ce mode de service tout en veillant à une qualité de prestations bien coûteuse en personnel et en produits. On est tenté de dire que la formule "All Inclusive" porte en soi les germes de la mauvaise qualité, mais ce jugement doit être nuancé.

    Des hôteliers ont vu dans cette formule la possibilité de réaliser un gain en réduisant le personnel affecté au service des clients, grâce au self-service ; et du moment que la consommation est à volonté, l'hôtelier doit également rogner sur la qualité des prestations, et en particulier celle de la nourriture et des boissons qu'on limite aux moins chères. En agissant ainsi sur la qualité de la nourriture et en excluant les boissons alcoolisées de la consommation forfaitaire sauf la bierre, on détourne la formule "All Inclusive" qui signifiait à l'origine, lorsqu'elle a fait son apparition à l'étranger, le droit pour le client de consommer à volonté ce qu'il désire consommer, y compris les boissons alcoolisées de grande marque. Bien comprise, la formule est donc loin d'être condamnable, mais on s'est éloigné de son esprit original et on l'a drôlement retouchée pour exclure les produits "nobles" et vendre l'illusion de consommer à volonté, alors que la consommation porte sur des produits peu coûteux. Il est évident qu'en l'absence de garde-fou les dérapages en matière de service portent atteinte à l'image de marque de la destination toute entière ; souffrant déjà d'autres tares, notre tourisme n'avait nullement besoin de cette catastrophe qu'est la pratique du all inclusive dénaturé.

    L'administration du tourisme est-elle consciente du fait que la mauvaise qualité du service et le bradage des prix sont dus entre autres à cette formule telle que déformée ; en fait, il y a d'autres facteurs en cause comme le surendettement des hôteliers concernés, les difficultés engendrées par les tensions internationales et la concurrence acharnée des pays concurrents. Le dérapage de la formule en question ne fait qu'aggraver davantage une situation déjà alarmante, et ce phénomène s'est propagé à un moment critique comme pour "couronner" le tout. Pourtant, on est en droit de penser que, comme tout autre produit, la formule "All Inclusive" doit répondre à des normes qui préservent la qualité. Bien préoccupante aussi bien pour l'Administration du tourisme que pour la Profession, cette question d'actualité a longtemps animé les débats.

    Certains pensent qu'i faudrait imposer un prix plancher, mais nos engagements vis-à-vis de l'Organisation Mondiale du Commerce (O.M.C) semblent exclure toute mesure contraire à la liberté des prix. D'autres estiment que la solution réside dans l'idée d'un service minimum qui soit quantitativement et qualitativement satisfaisant, ce qui implique la nécessité de s'entendre sur le contenu de ce minimum. En équité, il faut reconnaître que le problème de la qualité des prestations n'est pas propre aux hôtels qui pratiquent la formule "All Inclusive" dénaturée ; il se retrouve également ailleurs à des degrés différents. Créer des nouvelles normes relatives au classement hôtelier devront permettre d'améliorer la situation, puisqu'elles définissent les conditions à respecter en fonction de la catégorie de classement de chaque établissement, qu'il pratique le all inclusive ou toute autre formule d'exploitation. On peut objecter que ces normes seront générales et s’adresseront aux hôtels offrant des prestations classiques, gérés selon les formules habituelles et pour lesquels on pourrait fixer les conditions d'exploitation, entre autres le nombre d'effectif par service. Or, la formule "All Inclusive" suppose normalement la compression du personnel. Ceci nous ramène à la nécessité de fixer le continu du service minimum tout en usant des normes pour exiger de tous, sans exception, des prestations de qualité, sous la menace de la rétrogradation et même de la fermeture de l'établissement. Malheureusement, le recours aux sanctions extrêmes est parfois le seul remède possible et l'unique moyen d'obtenir des résultats concluants. Quand il s'agit de sauver l'image de marque du tourisme marocain, on doit admettre que des mesures fassent mal à certains afin qu'elles servent d'exemple aux autres. A cet égard, le ministre du Tourisme, ne doit pas hésité à infliger des sanctions allant jusqu'à la fermeture de certains hôtels. En soutenant cette attitude, la Profession ne fait que remplir son devoir de défendre l'intérêt bien compris de ses adhérents, car leur activité et leur devenir dépendent de la bonne santé du secteur et de son image de marque. Le tourisme marocain est confronté à un défi d'avenir qui consiste à revoir de fond en comble la qualité des prestations, notamment au niveau de l'accueil, de la nourriture, de la manière de servir et de l'environnement humain et physique ; sinon la destination marocaine serait condamnée pour longtemps à la "35ème position".

    L'Europe en général continue à nous fournir des touristes en grand nombre, mais ce flux risque un jour de s'amoindrir considérablement et dans des proportions dramatiques si nous n'opérons pas les changements nécessaires. Le risque est réel de se voir un jour disparaître de la liste des destinations proposées par les T.O.

    Written on Mardi, 27 Décembre 2016 11:03 in Hôtellerie Read 1647 times
  • Le Sofitel Rabat Jardin des Roses en fête
    Le Sofitel Rabat Jardin des Roses en fête

    Une ambiance féerique, des animations uniques, et une programmation à faire rêver, le tout pour des Magnifiques moments de fêtes en famille ou entre amis au Sofitel Rabat Jardin des Roses.

    Du 20 décembre 2016 au 1er Janvier 2017, tous nos univers s’illuminent et se parent d’étoiles pour faire vivre à nos hôtes et clients, une expérience inédite. Nos restaurants revisitent les traditionnels mets et plat de fêtes pour en faire des délices gastronomiques à ravir les palais. Petits et grands seront parmi nous pour célébrer Noël ou la Saint Sylvestre en toute complicité, à travers des Kids Club, des ateliers de pâtisseries, des show-cooking, pour faire de cette fin d’année, des moments inoubliables.

    Le So Lounge Rabat à son tour, promet une programmation artistique exceptionnelle : entre Jazz, Karaoké, Ladies’ Nights, ou des soirées spectacles en présence de DJ internationaux des danseuses et performeuse… une animation qui séduira les fans des grandes célébrations.

    Le Bien-être se fête également au So Spa Rabat à travers une carte spéciale pour le plaisir de votre corps et esprit. Entre amis, en famille ou même en couple, nos soins sont créés pour vous apporter détente et sérénité.

    Cette année, Noël sera unique au Sofitel Rabat Jardin des Roses. Sous le thème magique de « Il était une fois… », nos univers et espaces seront décorés de plumes et livres, référence aux contes de fées. Une thématique unique pour partager avec nos hôtes la magie des fêtes et faire de leurs passages parmi nous, une histoire unique à raconter.

    Written on Mardi, 27 Décembre 2016 11:01 in Hôtellerie Read 1970 times
  • La neige étend son manteau blanc sur Ifrane et ses alentours
    La neige étend son manteau blanc sur Ifrane et ses alentours

    La ville d’Ifrane (1650 m d’altitude) se retrouvait, le week-end dernier, à l’instar d’autres petites localités avoisinantes, revêtue d’un impressionnant manteau de neige

    couvrant soigneusement ses allées, ses cèdres et ses chalets aux toits de tuiles rouges.

    En dépit du froid, Ifrane commençait, dès les premières heures de la matinée, à accueillir des files interminables de visiteurs fuyant, le temps d’un week-end, le brouhaha des centres-villes et les préoccupations monotones de la vie citadine. La capitale du cèdre s’est longtemps forgée une renommée bien assise de destination hivernale par excellence, à la faveur notamment de ses curiosités saisissantes et de ses potentialités indéniables faites de biodiversité naturelle, d’un couvert végétal diversifié et de gîtes à caractère exceptionnel.

    Le centre d’estivage ou le relief vallonné d’Ifrane habituellement très fréquenté, est carrément pris d’assaut par les férus de la neige, les amateurs de luge, de randonnées ou de ski alpin, qui trouvent leur compte notamment dans la station de ski de Michlifen. Même si la station est équipée d’un télésiège pour atteindre le sommet des pentes, la majorité des visiteurs préfèrent la luge qui reste très prisée par les jeunes et moins jeunes. Selon les dirigeants de la station de Michlifen, le site est très prisé durant les week-ends et les périodes de vacances, les écoles profitant de l’occasion pour organiser des excursions au profit des élèves.

    La convention de partenariat, signée entre le club de ski d’Ifrane et la commission provinciale de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), préconise l’aménagement et la réfection du chalet refuge du Club situé à la Station de Ski et de Montagne du Michlifen. Des initiatives seront également concrétisées en collaboration avec plusieurs acteurs, dont le Conseil communal d’Ifrane, la protection civile, les services de la Santé et l’Association des loueurs du matériel de ski, pour assurer entre autres une bonne gestion de cette station.

    Outre ses lacs incontournables pour la pêche à la truite et au brochet, la province d’Ifrane propose aux visiteurs une zone pastorale dotée d’une station expérimentale pour l’étude des comportements des animaux.

    Réputée aussi par ses dayas, lacs et sources, ainsi que par la prépondérance des eaux souterraines, Ifrane fait valoir l’importance de son couvert forestier (42 pc), la richesse de la faune terrestre et aquatique (50 pc d’espèces de mammifères et 60 pc d’espèces d’oiseaux du Maroc), et la diversité de paysages et de sites naturels tout aussi beaux les uns que les autres. Ces potentialités et ces richesses naturelles ont amené les responsables de la région à créer un parc national s’étendant sur une superficie de 53.000 ha au coeur du Moyen-Atlas.

    Selon un des habitants d’Ifrane, bien que la province dispose d’atouts exceptionnels qui attirent autant les touristes nationaux qu’étrangers, des efforts doivent être déployés en matière de promotion de l’activité touristique et de renforcement des infrastructures d’accueil. Dans ce sens, autorités locales et société civile ont créé, il y a deux ans, une Fête de la Neige, qui devra souffler bientôt sa troisième bougie.

    Cette manifestation vise, selon ses initiateurs, à promouvoir l’activité touristique locale, le patrimoine culturel et artisanal de la région, ainsi que l’image de marque d’Ifrane, en tant que l’une des villes les plus propres au monde.

    Initiée par l’Association Tourtite pour la promotion des activités culturelles et la préservation du patrimoine des villes de montagnes en partenariat avec la province d’Ifrane, cette fête ambitionne de mettre en lumière les richesses faunistiques et floristiques de la région, inculquer aux enfants les bonnes pratiques de la préservation de l’environnement et d’organiser des caravanes médicales pour les populations enclavées du monde rural. Dans l’entre-temps, nombre de visiteurs se frottent déjà les mains à la vue des premiers flocons de neige de la saison, qui ont fait leur apparition en début de semaine à la faveur d’une vague glaciale.

    Si les quantités de neige sont restées le plus souvent modestes (entre 5 et 10 cm) au sein du périmètre urbain d’Ifrane, elles pourraient atteindre sur certains massifs Moyen-Atlas les 20 cm. Les équipes de viabilité hivernale relevant de la délégation régionale de l’Equipement et des transports d’Ifrane et les autorités locales ont élaboré un plan d’action pour engager des travaux de déneigement sur les axes prioritaires enneigés. Amateurs de neige, à vos patins, à vos luges ! 

    Written on Mardi, 27 Décembre 2016 11:00 in Ifrane et sa région Read 1660 times

Items filtered by date: Septembre 2016

Le rôle de l’hôtellerie de luxe

On a été trop souvent enclin à ne pas comprendre l’intérêt majeur qu’il y a pour notre pays à posséder dans chaque place appropriée, des hôtels de luxe destinés à attirer, à recevoir et à maintenir une clientèle cosmopolite, que ces établissements retiennent chez nous, au lieu de les laisser partir à l’étranger effectuer de longs séjours dans des maisons répondant à leurs goûts et à leurs moyens.

Il ne faut pas oublier cette règle fondamentale, tant de fois vérifiée, qu’un client d’hôtel en séjour dépense au moins autant en achats divers, que pour ses dépenses d’hôtel proprement dites, plus il dépense au cours de son séjour, c’est ce qui explique ces séries de magasins de grand luxe qui jalonnent les avenues principales des stations touristiques les plus en vogue.

Le grand commerce qui fait vivre au Maroc tant d’artisans et d’ouvriers spécialisés, les magasins réellement artistiques qui ont porté jusqu’aux limites de l’univers le renom de notre pays, n’auraient pas pu s’installer s’ils n’avaient pas été précédés par l’édification de beaux hôtels de luxe. La construction de ces hôtels doit par contre être limitée tant en ce qui concerne les stations choisies, que comme nombre dans chaque station, sinon les pires mécomptes les attendraient.

C’est lorsque cette règle n’a pas été respectée que l’on a malheureusement dû constater des déconfitures d’un effet moral déplorable, ou des changements de destination de beaux immeubles, vraiment regrettables.

Il est souhaitable que malgré les crises touristiques frappant notre pays comme les autres, les hôtels de luxe puissent survivre aux époques défavorables, l’Etat intervenant au besoin pour soutenir passagèrement avec garanties appropriées ces beaux monuments de l’art marocain, ces installations aussi somptueuses que modèles, dont l’ambition était d’arriver à réaliser la perfection pour la réception idéale de leur hôtes.

Published in Edito

L'hôtel El Minzah Tanger déclassé de cinq à trois étoiles dans l'attente de statuer sur son éventuelle fermeture

Une commission de contrôle du ministère du Tourisme a décidé de déclasser l’hôtel El Minzah à Tanger au niveau 3 étoiles au lieu de 5 étoiles, en attendant de statuer dans 15 jours sur son éventuelle fermeture, indique le ministère du Tourisme.

«Une commission de contrôle a effectué le jeudi 22 septembre 2016 une visite d'inspection et de contrôle à l'hôtel El Minzah Tanger et a relevé des manquements graves, particulièrement au niveau des cuisines où il a été constaté un manque sévère d'hygiène et de sécurité alimentaires», précise le ministère dans un communiqué. «Plusieurs manquements et insuffisances ont également été constatés au niveau de l'hébergement, mais aussi des autres services, tels que la restauration, l'entretien, etc.», ajoute le communiqué. Devant cet état de fait, «la commission a décidé d'accorder à l'établissement un délai de 15 jours pour se mettre en conformité avec les exigences d'hygiène et de sécurité alimentaire». Elle a décidé également de «déclasser l'hôtel au niveau 3 étoiles au lieu de 5 étoiles en attendant de statuer dans 15 jours sur son éventuelle fermeture», conclut la même source. 

Published in Hôtellerie

Salons internationaux du tourisme : sont-ils encore prometteurs ?

Frédéric Pierret, Directeur exécutif de l'Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) a étudié en 2013 la place des salons du tourisme français (IFTM Top Résa et SMT) face à leurs concurrents européens, que sont ITB Berlin, FITUR Madrid ou encore WTM Londres. Un éclairage en deux volets, dont voici le premier, qui permet de dresser la liste des points forts et faibles de ces évènements internationaux.

Dans la compétition internationale des destinations touristiques et des opérateurs du secteur, les places de marché jouent un rôle déterminant. Même si, avec l’irruption d’internet, les salons ne tiennent plus la place qui était la leur il y a encore peu, ils restent un bon indicateur du pouvoir d’influence et de rayonnement d’une place et, partant, de sa capacité à vendre ses destinations et ses opérateurs. Un premier constat s’impose d’emblée : dans le paysage international des foires et salons dédiés au tourisme, la visibilité de Paris est étonnamment faible, du fait essentiellement, me semble-t-il, de la taille relativement modeste des principaux salons professionnels, comparés à leurs principaux concurrents. Même si les indicateurs sont imparfaits et même si leur chiffrage manque parfois de rigueur, les principaux salons publient les données suivantes à titre de l’année 2013 :

Ainsi, les deux salons les plus importants en France en nombre d’exposants, Top Resa (professionnel) et SMT (grand public. Seul le SMT dispose d’une taille européenne, et même mondiale, au regard du seul critère du nombre de ses visiteurs non professionnels.

Le SMT n’arrive qu’à la 15e place

des salons grands publics

Par ailleurs, alors que le tourisme constitue l’un des tous premiers secteurs économiques de la France (2M d’emplois, 6% du PIB, premier poste de la balance des paiements…), le premier salon dédié à la promotion du tourisme (SMT) n’arrive qu’à la 15ème place des salons grands publics en termes de nombre de visiteurs. Aucun ne figure dans les 12 salons professionnels de plus de 40.000 visiteurs ni parmi les 17 salons de plus de 30.000m2 de surface d’exposition. Cette faiblesse est d’autant plus paradoxale que :

lLa France est la première destination mondiale en termes de nombre d’arrivées internationales.

lSi elle n’est que la troisième destination mondiale en termes de recettes, derrière les Etats-Unis et l’Espagne, son différentiel avec l’Espagne (5,4 Md€) ne représente que 9% des recettes espagnoles. On est loin des différentiels de ratios en matière de salons.

lLa France est le cinquième marché émetteur mondial en valeur et, si son marché (31,7 Md€) ne représente que 51% du marché émetteur allemand, les performances de ses salons comparés à ITB ne sont pas à la même échelle. Par ailleurs, la valeur du marché émetteur français est deux fois et demie plus élevée que celle du marché espagnol et FITUR surclasse largement les salons professionnels français.

Une hétérogénéité des modèles économiques des salons français

La relative modestie de la place de marché de Paris résulte d’une assez grande variété de facteurs au nombre desquels il semble possible d’en retenir deux principaux. Le premier est lié à une offre exceptionnellement abondante qui a conduit au développement d’un grand nombre de salons spécialisés de tailles variables. Dans des pays où l’offre était plus restreinte, les professionnels ont été poussés à se regrouper dans un grand salon locomotive… tandis qu’en France on avait tendance à multiplier les wagons !

Le second est lié à l’hétérogénéité des modèles économiques des salons français. Grosso modo, les salons de tourisme obéissent à quatre grands types de modèles économiques :

les salons organisés par une entreprise privée : cas du WTM de Londres (Reed) ou des salons indiens (Fair Fest media) ;

les salons gérés par les professionnels du tourisme : cas de l’International Travel PowWow de las Vegas (US Travel Association), du JATA de Tokyo (Japan Association of Travel Agents) ou du SETT de Montpellier ( Fédérations de l’hôtellerie de plein air);

les salons organisés par les organismes gestionnaires des parcs d’exposition : cas de ITB, géré par Messe Berlin, ou de FITUR géré par IFEMA ;

les salons organisés par des organismes publics de promotion (peu d’exemples en dehors de la France)

4 modèles de salons coexistent en France

L’originalité de la France tient au fait que les quatre modèles coexistent dans l’organisation des principaux salons :

organisateur privé : TOP RESA, DITEX, BEDOUK…

associations professionnelles : SETT Montpellier…

gestionnaires d’équipements : SMT, MAP-PRO, SITV Colmar…

organisme public de promotion : Rendez-vous en France, Grand Ski…

Dans les pays voisins de la France, il n’existe que deux modèles d’organisation des « salons-locomotive » :

organisateur privé : WTM

gestionnaire d’équipements : ITB, FITUR . Cette « diversité française », qui résulte de l’histoire, n’a probablement pas facilité l’émergence d’un grand salon international.

ITB Berlin bénéficie d’une excellente

position géographique

À l’inverse, les trois grands salons concurrents de Paris s’appuient sur quelques points forts.

ITB Berlin bénéficie en effet :

de la position de l’Allemagne comme leader mondial des marchés émetteurs (61,7Md€ soit plus de 8% de la dépense mondiale) ;

de la forte concentration du secteur du tour-operating ;

d’une excellente position géographique pour couvrir à la fois les marchés d’Europe de l’Ouest, de la Méditerranée, de l’Europe centrale, de l’Asie centrale et, plus récemment, de l’Asie de l’Est et du Sud-Est ;

d’une gouvernance extrêmement efficace et solidaire des entreprises du secteur. La composition du « Fachbeirat » du salon en dit long sur l’implication de la profession dans sa gouvernance et son organisation ;

ldes subventions, semble-t-il conséquentes, du Land de Berlin à Messe Berlin.

Une forte implication des autorités publiques en Espagne

FITUR Madrid s’appuie quant à elle sur :

ses liens privilégiés avec les marchés hispanophones et lusophones d’Amérique ;

une bonne organisation des professionnels (Exceltur) et un soutien fort de la compagnie aérienne nationale ;

une forte implication des autorités publiques : ainsi, par exemple, le salon 2012 a été inauguré par le prince héritier, la conférence inaugurale était conclue par le Premier ministre tandis que le roi présidait la séance de clôture ;

la position de l’Espagne comme seconde destination mondiale en termes de revenus du tourisme.

Le WTM Londres s’appuie essentiellement sur :

le professionnalisme de Reed Exhibitions, leader mondial de l’organisation de salons et de ses 33 bureaux de représentation dans le monde ;

une grande capacité à créer de nouvelles formes de rencontres et à structurer une place de marchés ;

un soutien discret mais efficace des pouvoirs publics.

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Technologie du voyage, panorama du tourisme ?

 

Par Mohamed Benamour

Technicien-diplômé d’Etudes supérieures de Tourisme auprès de l’Ecole Nationale de Commerce et de la faculté des lettres de Paris.

Président de l’Association Marocaine des Techniciens Supérieurs de Tourisme, membre du Comité directeur de l’Association Mondiale pour la Formation Professionnelle Touristique, chargé du Tourisme à la direction commerciale de Royal Air Maroc.

Il n’échappe à personne l’importance des agents de voyages et leur place dans le domaine du tourisme. Pour mieux comprendre leur rôle, il serait préférable de définir au préalable ce qu’est une agence de voyage, ce qui nous conduira à mieux comprendre les qualités requises et les connaissances demandées aux représentants de cette profession. L’agence de voyages est d’abord un bureau de renseignements et d’information ; l’agent de voyages doit fournir au public tous renseignements concernant les voyages, et les déplacements, horaires et prix des divers modes de transports, listes et prix des hôtels, passeports, visas, allocations de devises, informations relatives aux grandes régions touristiques et principales stations de ces régions. Il prolonge en ce sens l’action des syndicats d’initiative et offices nationaux de tourisme et diffuse les brochures, dépliants et prospectus qu’il reçoit de ces derniers. La fourniture de ces renseignements, pour être gratuite n’en est pas pour autant désintéressée l’agent trouvant, là, l’occasion d’offrir au public ses propres services. L’agence de voyages est ensuite un bureau d’émission de billets de transports ferroviaire, aérien, maritime et routier.

Puis, et c’est là son rôle le plus important, c’est un bureau de construction du voyage.

L’agent établit les programmes des voyages, en chiffre les devis, choisit les fournisseurs, procédé à la mise en vente de ces voyages par une publicité appropriée et finalement en exécute et surveille la réalisation.

Ces quelques mots résument l’activité principale celle qui exige le plus de technique et d’expérience. Analysons d’abord les différentes activités commerciales de l’agence de voyages.

En premier lieu : le FORFAIT

Il représente au moins 50% du chiffre d’affaires annuel d’une agence. Il est donc la clé de voûte du développement et de la rentabilité de l’agence de voyages. Le terme « forfait » appartient au jargon professionnel et veut être en fait, la contraction de l’expression « voyages à forfait » qui est elle-même, la traduction impropre des termes anglais « all inclusive tours » c’est-à-dire « voyages tout compris ».

Quels sont les différents éléments entrant dans la composition du voyage à forfait ? ils peuvent être nombreux, mais nous énumérons les principaux : le transport pour lequel l’agence est habilitée à fournir tous les titres, l’hébergement et les repas, les excursions, les transferts, les entrées aux manifestations de tous genre.

Cet assemblage de services entrelacés constitue donc le forfait que l’agence propose à sa clientèle pour un prix donné.

Maintenant découvrons ensemble les aspects du service « Forfait ». Dans la majeure partie des entreprises, le forfaitiste est, en effet, et le technicien projecteur et le vendeur.

En Allemagne, par exemple, le système est tout autre : il existe, réparties dans les grandes agglomérations, cinq ou six agences, véritables usines de voyages où travaillent 300 à 400 personnes aux seules mises sur pied et réalisations des forfaits à l’exclusion de toutes ventes qui se font par le truchement d’une infinité de bureaux revendeurs.

Mais qu’est un forfaitiste ?

Le forfaitiste est, sans doute, l’exécutant le plus qualifié de l’agence ; il doit en effet posséder à lui seul, les connaissances particulières aux employés des autres services, à savoir l’aisance dans la manipulation des documents techniques, la connaissance de la billetterie et de la réglementation des Compagnies de transport, en un mot, tout ce que peuvent savoir ses collègues spécialistes. Avec en plus, des connaissances géographiques et linguistiques très approfondies et, le cas échéant, des qualités de vendeur.

Il est aisé de deviner que cet homme ne devient pas aussi complet du jour au lendemain : sa formation ne sera pas immédiate et exigera de lui un effort certain. Pour construire et réaliser ses voyages, le forfaitiste dispose d’outils de travail, principalement en papier : guides, revues et cartes touristiques, horaires et tarifs des transporteurs, listes et tarifs d’hôtels, annuaires des agences du monde entier. Un secrétariat lui est nécessaire, et le télex précieux. Ce matériel fourni, le service « forfait » peut fonctionner.

Le voyage étant maintenant monté et le canevas établi, le forfaitiste dispose d’outils de travail, principalement en papier : guides, revues et cartes touristiques, horaires et tarifs des transporteurs, listes et tarifs d’hôtels, annuaires des agences du monde entier.

Un secrétariat lui est nécessaire, et le télex précieux. Ce matériel fourni, le service « forfait » peut fonctionner.

Le voyage étant maintenant monté et le canevas établi, le forfaitiste doit le commercialiser et ce n’est pas le moins délicat de l’œuvre, car si, jusque là le travail était purement technique, il va demander à présent au réalisateur, le maximum de qualités psychologiques et de solides notions de l’art publicitaire.

Première opération : la rédaction définitive du programme de voyage.

Ce texte fera apparaître, jour par jour, l’itinéraire du circuit, les horaires suivis, les visites et excursions prévues, les différents moyens de transport utilisés, le tout présenter sous une forme agréable.

En second lieu :

le forfaitiste fera appel à l’imprimeur pour définir ensemble la publication du voyage (déterminer la mise en page et le format les plus appropriés, sélectionner les couleurs et les caractères à employer, les documents photographiques et enfin fixer la quantité de brochures ou dépliants nécessaire à la diffusion (signalons au passage que le prix de revient de ces dépliants et brochures est en général très élevé.

En dernier lieu :

le tirage effectué, l’agence procédera à sa diffusion selon une mailing-liste établie préalablement. A noter que cet effort de vulgarisation doit se faire au bon moment, c’est-à-dire, celui où le public commence à faire des projets de voyage.

Certes, l’agence de voyage est un commerce et le forfait son meilleur article, mais un article qui revient cher. Voilà donc exposé l’aspect le plus important d’une agence de voyages. Mais il faut signaler que dans le cadre de ses ventes, l’agence de voyages agit en qualité de représentant des compagnies de transport par lesquelles elle s’est vue, a préalable, agréée, les hôteliers et autres prestataires de services et trouve son bénéfice dans la seule commission que lui allouent lesdits fournisseurs. Il est vrai que la billetterie a pris une place très importante dans les agences de voyages. Mais la complexité et la multiplicité des tarifs aussi bien aériens que ferroviaires sans oublier leur réglementation souvent ardue, rendent la tache du billettiste difficile et exige de lui beaucoup de compétence.

En conclusion :

Pour survivre, l’agence moyenne n’aura d’autres ressources que la spécialisation (elle sera alors, l’épicerie fine à côté du gigantesque magasin d’alimentation) ou la mise en commun de ses moyens avec ceux d’une ou plusieurs autres entreprises. Le tourisme est une industrie comme ailleurs, nous assistons à des absorptions, à des fusions, et à des créations d’agences par des firmes puissantes n’ayant, au départ, aucun lien avec le tourisme.

Dans quelques années, le forfait sortira de ces usines de voyages comme l’automobile sort des ateliers de constructions, comme il sort déjà en Allemagne où l’on parle maintenant des cerveaux électroniques pour la préparation et la réalisation du voyage.

Qu’en pensez-vous amis forfaitistes ?

Qu’est-ce qu’un guide accompagnateur ?

«C’est le représentant de l’organisateur, intermédiaire entre les membres de son groupe et les prestataires de service » telle pourrait être la définition de l’accompagnateur.

Son métier est assurément difficile, car, si les autres préparent, informent, organisent, de loin, avant le départ, l’accompagnateur est sur place.

Il n’est pas anonyme, dans son bureau, protégé par un comptoir : les protestations, les récriminations de toutes sortes, c’est d’abord lui qui les reçoit.

Mœurs, climat, prix, il n’est innocent de rien, on ne lui pardonne ni l’orage ni le retard de l’avion. Et, si le journaliste qui sommeille dans chaque touriste veut savoir l’opinion d’un peuple sur ses gouvernants ou sur tel point de politique internationale, c’est au guide qu’il s’adresse ; à des milliers de kilomètres les modestes avis qu’il émettra prendront ainsi dans quelques faubourgs valeur d’opinion publique.

Ce métier donc, exige des connaissances précises et étendues et d’autant plus solides que c’est devant des objets réels, sites ou monuments, que ces connaissances doivent être mobilisées.

Encore ne s’agit-il pas d’en faire état selon un plan nettement décidé une fois pour toutes : la réaliste bouscule vite cette tentation de la routine et la réalité a bien des formes dans un voyage : c’est la composition même du groupe, l’orientation de ses intérêts qui va obliger à prolonger une halte ou un commentaire, c’est tel incident de vue qui va requérir immédiatement un développement que l’on compte placer ailleurs. En somme, une improvisation constante sur les thèmes du monde.

Le plus difficile reste à faire : il faut intéresser tout un groupe généralement bien plus hétérogène qu’une classe, faire comprendre et aimer s’il se peut, des choses nouvelles, on comprend que pour exercer un tel métier, il faille des qualités personnelles bien grandes : gentillesse spontanée et autorité calculée, sens à la fois de la réserve et de l’improvisation, générosité naturelle, goût de la culture.

Ce travail demande, à la base un profond souci d’organisation allié à une grande faculté d’adaptation. Ce sont certainement là les plus sûrs facteurs de réussite, mais un bon accompagnateur devra aussi avoir une fameuse dose de patience pour faire face aux imprévus dont les voyages sont riches, écouter les grincheux, attendre les retardataires, etc… continuer à sourire dans les difficultés.

Car quelle que soit la qualité du voyage, que ses clients soient aimables ou nerveux, que « tout marche sur des roulettes » ou que les ennuis soient quotidiens, l’accompagnateur devra offrir à son troupeau l’image du berger fidèle et souriant, toujours là au bon moment, se souvenant des problèmes de chacun et s’ingéniant à les résoudre.

Dans la mesure où il saura rester, jusque dans les moments délicats du circuit, disponible à tous, chacun aura l’impression d’être la brebis privilégiée et alors l’accompagnateur deviendra le personnage-clé du voyage. Il en sera le reflet et pour certains, il restera l’image même d pays qu’il leur a fait connaître.

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COP22 : Les professionnels du tourisme se mobilisent

La Conférence des Nations unies sur le climat (COP 22), prévue en novembre prochain à Marrakech, constitue un événement important autour duquel l'ensemble des

professionnels du secteur touristique sont appelés à se mobiliser, a affirmé, mardi à Paris, le directeur général de l'Office national marocain du tourisme (ONMT), Abderrafie Zouiten.

L'organisation de la COP 22 est une formidable vitrine pour le Royaume, a souligné Abderrafie Zouiten dans une déclaration à la MAP en marge de l'inauguration du stand marocain au Salon international de l'industrie du tourisme «IFTM Top Resa», notant que cet événement permettra de renforcer la place de la destination Maroc.

Il a, aussi, indiqué que les perspectives du secteur s'annoncent bonnes notamment avec la COP 22 qui va permettre de promouvoir une image extrêmement forte du Maroc en tant que destination qui se différencie par rapport aux autres. Abderrafie Zouiten a, en outre, relevé que ce Salon, qui se poursuivra jusqu'au 23 septembre et qui connaît une présence en force des professionnels marocains de toutes les régions dont Marrakech, Agadir, Fès, Tanger, sera l'occasion de mettre en avant l'organisation par le Maroc de cet événement grâce notamment à des affiches dédiées à la COP 22 mises en place dans le stand marocain. Le DG de l'ONMT a fait savoir, sur un autre registre, que l'offre touristique marocaine, qui est très variée, continue à s'améliorer avec de nouvelles enseignes dans le Nord, la rénovation de la Médina de Fès, outre la place de la ville de Marrakech. «La stratégie de l'Office vise à mettre en avant la richesse du patrimoine marocain dont sa gastronomie, son histoire, son architecture, son art de vivre et son élégance et c'est ça qui différencie le Maroc», a-t-il encore dit.

Evoquant les performances du secteur, Abderrafie Zouiten a affirmé que la tendance des réservations pour le reste de l'année est positive, estimant que 2016 devrait se terminer avec une croissance de plus de 2 pc en termes d'arrivées, alors que les recettes en devises sont déjà en progression.

«Dans un contexte géopolitique difficile, le Maroc marque sa différence par rapport aux autres destinations», a-t-il assuré.

Ouvert uniquement aux professionnels, ce Salon réunit des compagnies aériennes, voyagistes, réceptifs étrangers, hôtellerie, offices du tourisme, tour-opérateurs, etc.

Le Stand marocain connaît la participation de plusieurs centres régionaux du tourisme et d'une centaine de professionnels dont des hôteliers et des réceptifs. Ce rendez-vous majeur pour les professionnels du tourisme propose plus de cinquante conférences, soixante-neuf ateliers dans tous les secteurs du voyage (affaires, événementiels, loisirs) et plusieurs formations. 

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Des tour-opérateurs thaïlandais explorent les atouts du Maroc

Une délégation de représentants d'une soixantaine de tour-opérateurs et de médias thaïlandais a effectué, du 05 au 14 septembre, un voyage d'exploration au Maroc pour prospecter les opportunités qu'offre le Royaume en matière de tourisme et découvrir la beauté de ses sites touristiques.

Lors de ce voyage de prospection, organisé à l'initiative de l'ambassade du Maroc à Bangkok et l'Association thaïlandaise des agences de voyages (ITAA), un mémorandum d'entente a été conclu entre l'Office national marocain de tourisme (ONMT) et la TTAA visant le renforcement de la coopération dans le domaine touristique entre les deux pays, indique un communiqué de l'ambassade du Royaume à Bangkok, parvenu samedi à la MAP.

Signé par le directeur général de l'ONMT, Abderrafie Zouiten, et le président de la TTAA, Suparerk Soorangura, cet accord prévoit également l'amélioration des échanges et de la coopération entre les deux parties à travers des réunions annuelles ainsi que l'encouragement de leur participation aux expositions et événements touristiques organisés par l'ONMT et la TTAA , précise-t-on de même source. En vertu de ce mémorandum d'entente, la TTAA s'engage à accompagner le Royaume dans sa vision 2020, en collaboration avec l'ONMT, pour la promotion de la destination Maroc en Thaïlande et le renforcement de son positionnement sur le marché touristique en Asie du Sud-est, précise le communiqué, ajoutant que la visite de cette mission témoigne de l'attractivité et la diversité du patrimoine marocain et de la stabilité et la sécurité dont jouit le Royaume.

En vue de promouvoir la destination Maroc, la TTAA a créé en 2014, en collaboration avec l'ambassade du Royaume, un Consortium baptisé «Morocco travel centre» destiné exclusivement à promouvoir et à vendre des packages Morocco.

Pionnière dans l'industrie du tourisme en Thaïlande, la TTAA regroupe plus de 800 agences de voyages. Elle est liée par des partenariats avec la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l'Inde et d'autres pays de l'Asie du Sud-est. L'accession du Maroc au traité d'amitié et de coopération avec l'Association des Nations du Sud-Est asiatique (ASEAN) au Laos le 6 septembre ainsi que l'engagement de la TTAA à travers la signature du MoU (Memorandum of Understanding), à accompagner la vision 2020, permettront au Royaume de pénétrer et bénéficier d'un marché, à fort potentiel touristique de l'ASEAN, de plus de 650 millions de consommateurs, le 3e dans le monde après la Chine et l'Inde.

L'ambassade du Royaume du Maroc à Bangkok a également fait savoir que, depuis l'année 2013, une hausse de 164% de flux des touristes de la Thaïlande et de la sous-région du sud-est asiatique au Maroc a été enregistrée. 

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Tourisme : les pays africains les plus visités

Selon la BAD, le tourisme africain représente 4 % du tourisme mondial. Quels sont les pays à avoir le plus profité de la progression enregistrée ?

L'Afrique a compté 200 000 visiteurs de plus qu'en 2013, selon le dernier rapport de la Banque africaine de développement (BAD). Grâce à son dynamisme en 2014, le continent a en effet connu une hausse de 4 % de sa fréquentation touristique. Une performance qui le classe juste derrière la première destination touristique mondiale qu'est l'Asie du Sud-Est (+ 6 %). L'ambition africaine pour les années à venir est sans équivoque : « libérer le potentiel touristique de l'Afrique », précise la troisième édition du rapport de la BAD, publiée début 2016, intitulée Africa Tourism Monitor.

Le Maroc, l'Égypte et l'Afrique du Sud arrivent en tête des entrées touristiques avec près de 10 millions de visiteurs par an, devant la Tunisie (6,07 millions en 2014) et le Zimbabwé (1,88 million). Par rapport aux deux premières éditions du rapport, seule l'Algérie disparaît de ce top 5. « Nous anticipions que l'Algérie, le Mozambique ou le Kenya figureraient dans la liste des pays africains les plus visités », note sans plus de précisions le rapport de la BAD.

Vers une simplification des visas

pour les touristes

Ces dernières années, des initiatives ont été lancées pour inciter davantage de touristes à venir visiter le continent, notamment la simplification des obtentions de visas ou la coopération régionale. Un tampon unique suffit pour l'ensemble des pays membres de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC). Le visa « Kaza » (pour Kavango-Zambèze) a été mis en place entre le Zimbabwé et la Zambie. Enfin, la Communauté d'Afrique de l'Est a lancé un visa commun entre le Kenya, le Rwanda et l'Ouganda. « Ces programmes de facilitation des procédures d'obtention de visas pourraient faire croître les emplois et les revenus générés par le tourisme de 5 % à 25% », précise le rapport.

Quels sont les obstacles du secteur touristique ?

Quant aux obstacles au tourisme en Afrique, le rapport insiste sur les difficultés de transport à l'intérieur du continent et leur coût encore élevé. « Voyager sur le continent africain ne se fait pas toujours sans heurt », peut-on y lire.

D'autres freins entravent le plein développement du secteur du tourisme en Afrique : manque de politiques incitatives dédiées, une coopération régionale à renforcer, infrastructures insuffisantes et les problèmes sanitaires à l'instar de l'épidémie Ebola qui a touché l'Afrique de l'Ouest en 2013 et 2014.

« Elle a nourri une peur qui s'est étendue à de nombreux autres pays pourtant fort éloignés des foyers de l'épidémie », déplore le rapport.

Par ailleurs, le secteur pâtit d'une menace sécuritaire exacerbée depuis 2013, comme au Mali et au Kenya.

Le rapport précise que sur les 80 pays pour lesquels le Département d'État américain a émis un avertissement de voyage, 30 sont africains.

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Le rôle économique de l’Etat pour le soutien du Tourisme

Le rôle des Organismes privés ainsi que celui des Organismes collectifs

de l’Industrie touristique étant bien défini, il reste à déterminer quel doit être le rôle général de l’Etat pour couronner l’œuvre dévouée de tous les artisans du Tourisme.

Le premier devoir de l’Etat devrait être la tenue régulière de statistiques précises, ainsi que le contrôle permanent de la qualité des prestations. Ces statistiques sont aussi précieuses qu’une comptabilité ordonnée dans une maison de commerce. Leur possession est aussi indispensable à l’Etat, que celle d’une boussole à un navigateur isolé au milieu des flots. Il y aura lieu d’examiner enfin l’importance des réactions consécutives aux mesures politiques prises par l’Etat tant au point de vue intérieur qu’au point de vue international.

Pour conclure, nous essaierons de déterminer quelle doit être la liaison souhaitable entre le pouvoir gouvernemental et l’ensemble des organismes touristiques jouissant de la plénitude de leur liberté et de leur indépendance.

Les statistiques du tourisme

La nécessité de statistiques régulières du mouvement touristique n’est apparue qu’au cours des années trente et plus spécialement au cours de la période de crise commerciale et touristique de 1931-1936. Lors des années prospères de la décade précédente personne ne se préoccupait de ce que l’on considérait comme un détail superflu : on se contentait d’encaisser de bonnes recettes et d’évaluer selon des bases fort approximatives le rendement de l’industrie touristique.

On doit toutefois signaler que lors de la XVIIe session de l’Institut international de statistique au Caire, du 29 décembre 1927 au 5 janvier 1928, la nécessité d’organiser une statistique générale du Tourisme avait été exposée en ces termes :

•Considérant qu’il importe à chaque Etat de connaître non seulement le nombre des visiteurs étrangers qui viennent sur son territoire (mouvement actif des étrangers), mais aussi la proportion dans laquelle ses habitants participent au mouvement des étrangers dans les autres pays.

1- Pour réaliser cette organisation, chaque Etat pourra employer les procédés déjà existants, qui lui permettront d’obtenir les résultats désirés avec le minimum de sacrifices de sa part.

2- La statistique pourrait suivant le cas être faite dans les conditions suivantes :

a) Les Etats ayant un mouvement d’étrangers largement développé ont intérêt à rechercher en même temps que le nombre, la durée de leur séjour ;

b)Dans les autres Etats, on se contenterait simplement de données sur le nombre des voyageurs, compété, s’il y a lieu, par celui des localités où ils ont séjourné.

3- La seule condition capitale est que chaque Etat publie pour tout son territoire les résultats du mouvement des étrangers classés d’après les pays du domicile permanent des visiteurs.

Les résultats globaux concernant les nationaux de ces pays dont la présence a été constatée dans d’autres Etats, leur seront fournis sur demande.

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L’objectif de 10 millions de touristes ne sera pas atteint en 2016 : 6 millions de touristes ont visité le Maroc à fin juillet 2016

Un total de 6 millions de touristes a visité le Maroc durant les sept

premiers mois de 2016, en légère hausse de 0,1% par rapport à la même période en 2015, selon l'Observatoire du tourisme.

Le nombre des touristes étrangers (TES) a diminué de 4,3%, alors que les arrivées des Marocains résidant à l'étranger (MRE) ont enregistré une hausse de 4,7%, indique l’Observatoire du Tourisme dans une publication des statistiques sur le tourisme au Maroc de juillet 2016, citant des données communiquées par la Direction générale de la sûreté nationale.

Les arrivées des touristes en provenance du Royaume Uni, d’Allemagne, de France et d’Italie ont accusé des baisses de 7%, 3%, 2% et 2% respectivement, précise l’Observatoire, notant que le nombre des touristes en provenance de l’Espagne, de la Belgique et de la Hollande a progressé de 1%, 1% et 2% respectivement.

S’agissant des nuitées totales réalisées dans les établissements d'hébergement touristique classés, elles ont augmenté de 1% par rapport à fin juillet 2015 (-3,8% pour les touristes non-résidents et +11,8% pour les résidents), fait savoir la même source.

Les deux pôles touristiques, Marrakech et Agadir ont généré à eux seuls 59% des nuitées totales durant les sept premiers mois de 2016, enregistrant des hausses de 1% chacune, relève l’Observatoire, ajoutant que les autres destinations ont affiché des résultats contrastés. En effet, Fès et Rabat ont enregistré des baisses respectives de 16% et 3%, alors que Casablanca et Tanger ont connu des hausses de +4% et +14% respectivement.

Concernant le taux d’occupation jusqu’à fin juillet 2016, il s’est établi à 37%, en baisse de deux points par rapport à la même période en 2015.

Durant les sept premiers mois de 2016, les recettes générées par l’activité touristique des non-résidents au Maroc se sont élevées à 32,8 milliards de dirhams contre 31,8 milliards de dirhams en 2015, soit une augmentation de +3,1%.

Durant le mois de juillet 2016, le nombre d'arrivées des touristes aux postes frontières a enregistré une hausse de 7% par rapport à celui de 2015 (+2% pour les TES et +9,2% pour les MRE).

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Il y a 47 ans dans La Vie Touristique : La législation du crédit hôtelier de 1969

Le Crédit Hôtelier, l’un des instruments les plus efficaces, prévu par les pouvoirs publics pour inciter les investissements touristiques, vient d’être doté d’une nouvelle réglementation depuis le 1er janvier 1969, à la suite de la publication du Décret Royal, portant loi N° 552-67 en date du 17-12-1968, et de l’arrêté Ministériel N° 355-67 du même jour qui abrogent et remplacent le dahir du 5-11-1962, et son Arrêté d’application.

Qu’apporte cette nouvelle législation de nouveau par rapport au Dahir de 1962 ?

6 années d’application de l’ancienne législation ont permis de constater que certaines dispositions étaient devenues soit inadaptées, soit incomplètes et que les réformes étaient indispensables en vue d’une part de simplifier et améliorer les conditions d’octroi de prêt de combler certaines la cunes, en vue d’une efficacité meilleure.

I- Les modifications

Précisons tout d’abord que les nouveaux textes ont décidé de supprimer certaines formalités dans un but d’allègement et d’accélération de la procédure d’octroi des prêts. Ce sont :

1) Suppression de l’exigence du Bulletin d’expertise et de son inscription sur les livres fonciers. Le Dahir du 5-11-1962 avait rendu obligatoire, cette formalité pour pouvoir procéder à l’inscription hypothécaire. Il s’est avéré à la pratique que cette exigence n’avait aucune raison d’être ; aussi en la supprimant, le Décret Royal du 17-12-1968 a réduit le nombre des formalités à accomplir en vue de la réalisation d’un crédit.

2) Toujours dans le sens de l’allègement des procédures. Le Décret Royal du 17-12-1962 a supprimé la Commission hôtelière qui était instituée par le Dahir du 15-11-1962 pour examiner les affaires hôtelières, après le Comité de Direction de l’Organisme de Crédit, et donner un avis au ministère des Finances, qui se prononçait en dernier ressort sur l’octroi du crédit et des avantages y attachés. Cette commission hôtelière faisant en quelque sorte, double emploi avec le Comité de l’Etablissement de Crédit, le nouveau Décret Royal a simplifié et limité les délais d’études en confiant au Comité de Direction, les attributions de la Commission hôtelière, après y avoir adjoint un représentant du ministère du Tourisme.

3) Le Décret Royal du 17-12-1968 précise certaines conditions d’octroi des prêts hôteliers et en modifie d’autres. Les conditions de prêt concernées sont les suivantes :

1/ Quotte des prêts

Grâce à la mise en jeu de la garantie partielle de l’Etat, les prêts sont susceptibles d’atteindre un montant de :

a)70% des dépenses engagées pour l’achat de matériel et mobilier d’exploitation ;

b) 90% des travaux d’agrandissement, de réfection et d’aménagement.

c) 80% de la valeur immobilière totale de l’investissement en cas de construction d’un hôtel ou d’un ensemble immobilier à destination touristique ; le terrain étant compris pour son coût et les installations sportives et de loisirs y annexées étant prises en compte.

Toutefois, la valeur immobilière totale ne devra pas dépasser pour chaque catégorie de construction un maximum défini par arrêté conjoint du ministre des Finances et du ministre du Tourisme.

2/ Taux d’intérêt et durée des prêts

Les taux d’intérêts appliqués pour le régime du Dahir du 5-11-1962 étaient différents selon qu’il s’agissait, d’un prêt à la construction ou d’un prêt à l’équipement. Le taux applicable pour les prêts à la construction étant lui-même progressif (3,25% pendant les premières années, 4,50% pendant les 5 années suivantes et 6% à la fin du prêt).

Le Décret Royal du 17-12-1968, a unifié tous les taux d’intérêts en les fixant à 4,50% pendant toute la durée du prêt. Cette durée est, de 20 ans au maximum avec la possibilité d’un différé d’amortissement dont la pratique est officialisée par les nouveaux textes. Le différé d’amortissement peut être accordé pour une période au plus égale à cinq ans, en cas de travaux de construction, d’aménagement ou d’agrandissement.

Autre modification, la durée des prêts à l’équipement destinés à l’achat de mobilier et de matériel d’exploitation, est protée à 10 ans maximum au lieu de 7 ans.

II- Les innovations

Les innovations des textes actuels résident essentiellement dans la possibilité pour l’établissement de Crédit agrée, de prendre en considération un certain nombre de projets touristiques, qui ne pouvaient bénéficier de crédit dans le cadre de l’ancienne législation pour des raisons de garantie principalement.

En effet, les prêts consentis par le Crédit Immobilier et Hôtelier, doivent être garantis par une hypothèque de 1er rang par un nantissement du fonds de commerce ou par ces 2 sûretés conjointes.

Toutefois, la garantie de l’Etat peut être substituée aux sûretés réelles traditionnelles si les hôtels financés sont édifiés ou situés sur des terrains mis à la disposition des attributaires par des baux de longue durée ou de contrat de concession par l’Etat, des établissements publics et les sociétés ou organismes dans lesquels l’Etat a une participation au capital.

Par ailleurs, et c’est là l’innovation principale, la garantie de l’Etat peut être invoquée si la construction est réalisée sur des terrains situés dans des régions où l’immatriculation ne peut être effectuée ou plus généralement sur lesquels l’hypothèque ne peut être prise, comme c’est le cas du Grand Sud Marocain, et de certaines régions du Nord.

L’autre innovation des textes qui viennent de paraître, réside dans la possibilité qu’aurait les exploitants d’hôtels, non propriétaires des murs à demander des crédits d’aménagement et de transformations garantis seulement par un nantissement du fonds de commerce, conformément au Dahir du 31-12-1914.

Ces nouvelles dispositions vont certainement contribuer à la remise en état de très nombreux hôtels déjà existants qui, rénovés constitueront un appoint non négligeable à la capacité d’hébergement.

La parution des nouveaux textes sur le Crédit Immobilier et Hôtelier marque la volonté des pouvoirs publics de persévérer dans la politique d’encouragement à la construction immobilière et touristique.

En simplifiant les procédures d’octroi de prêt et en élargissant le champ d’application de la législation en vigueur, nul doute que la nouvelle réglementation va ainsi donner une nouvelle impulsion en faveur du développement touristique du pays.

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